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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 08:00

2011 02 27 c'est pas moiLa définition du dictionnaire pour Geignard : « qui se plaint tout le temps ».

J’aurai pu tout aussi bien prendre « grincheux »  ou « grognon » tant ces adjectifs correspondent bien à l’attitude dont nous a habitué Didier Arnal dans les débats en assemblée départementale ou quand il s’exprime sur papier glacé et par voie de presse.

« Geignard », parce que ce n’est jamais de sa faute et que tout est bon pour justifier que la précédente majorité, l’Etat, les évolutions législatives et que sais-je encore sont les seuls responsables des difficultés, notamment financières, du département.

Monsieur Arnal et son équipe sont aux manettes depuis trois ans et ils ne seraient responsables de rien !

Si les finances sont dégradées, bravo il le reconnaît, ce serait uniquement :

  • parce que l’ancienne majorité aurait dépensé sans compter, aurait endetté le département au point qu’aucune marge de manœuvre ne subsiste en la matière, aurait trop investi au point qu’il restait tout à payer…. Pas de chance, le juge de paix, en l’occurrence la Chambre régionale des comptes, dit le contraire dans le rapport qu’elle a publié en 2008 et je vous renvoie à mes précédents articles sur le budget, la dette et les charges de fonctionnement qui rappellent le bon état des finances laissées fin 2007 et les inquiétantes évolutions de la dette départementale et des charges depuis que les socialistes sont au manettes en Val d’Oise ;
  • parce que l’Etat a transféré des compétences sociales sans financement. Alors oui certes, en période de crise les dépenses sociales progressent et nous le déplorons tous car cela traduit des difficultés pour de nombreuses familles auxquelles il est juste d’apporter notre solidarité. Ce que ne dit pas Monsieur Arnal, c’est que c’est le gouvernement Jospin qui a mis, sans compensation financière, l’APA à charge des départements, que cette allocation représente une part non négligeable des dépenses sociales et que, par solidarité politique, il n’avait pas critiqué ce transfert de compétence à l’époque. S’agissant du RSA/RMI, conformément à l’obligation constitutionnelle votée par l’actuelle majorité présidentielle, l’Etat verse chaque année une dotation financière basée sur le coût de cette dépense au moment du transfert. Il est honnête de reconnaître que la crise a fait progresser la dépense et qu’une part est de fait directement financée par le département. Toutefois des ajustements ponctuels sont opérés et, par exemple, l’Etat versera en 2011 une somme de 5,7millions d’euros en compensation des dépenses 2009 et 2010. En tout état de cause, le montant de la « facture » que Monsieur Arnal veut adresser à l’Etat (88 millions d’euros entre 2007 et 2010) est bien inférieur à l’accroissement de l’endettement du département sur la même période (+ 353 millions d’euros) qui pèseront lourdement sur les Valdoisiens ;
  • parce que les réformes de la taxe professionnelle (TP) et des collectivités territoriales mettent en péril les départements qui ne disposeront plus des compétences et des moyens financiers pour assurer pleinement leurs missions. Il est curieux d’entendre la gauche française réclamer en permanence des réformes et les craindre par avance quand enfin un gouvernement les vote. Oui la suppression de la TP, souhaitée par tous, a été votée et c’est tant mieux si cela peut avoir un impact positif sur l’activité des entreprises et donc sur l’emploi. S’agissant de la réforme des collectivités territoriales, siégeant dans les deux assemblées, le futur conseiller territorial aura capacité à s’exprimer et voter sur l’ensemble des politiques actuellement de la compétence des départements et des régions. Ce que craignent par contre les socialistes c’est qu’il sera directement désigné par les électeurs du canton et non plus sur des listes concoctées dans les bureaux des seuls dirigeants politiques. Oui, demain la valeur du candidat comptera autant sinon plus que l’étiquette politique.

Au lieu de se plaindre et de geindre, Monsieur Arnal et sa « majorité de circonstance » auraient été mieux inspirés à nous proposer un plan d’économie et de relance car la responsabilité qui s’impose à une famille et une entreprise en période de crise et de difficultés doit s’imposer de la même manière pour une collectivité : prévoir et agir.

A demain avec H comme HETEROGENE

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