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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 07:00

2011 02 28 les frres ennemisJ’ai d’abord beaucoup hésité pour choisir le mot de la lettre H. Soit je parlais des hommes et des femmes qui constituent ce que j’appelle une « pseudo-majorité » ou une « majorité de circonstance », j’y reviendrai, soit du groupe socialo-communiste pour essayer de montrer que s’il y a un objectif qui les rassemble : le pouvoir, il ya des réalités qui les divisent.

Dans le premier cas j’aurai certainement choisi le mot « Hargne » dont la définition est : mauvaise humeur accompagnée d’agressivité, ou encore « Hautain » tant l’animation des débats par le président Arnal est marquée par une attitude agressive qui interdit souvent les débats sereins. Il faut dire qu’il est bien aidé en cela par Gérard Sébaoun qui n’accepte pas la contradiction mais sait donner des leçons à tous.

J’ai finalement décidé de choisir de parler du groupe pour faire clairement ressortir que la sérénité manque à la tête du Val d’Oise.

La définition du dictionnaire pour Hétérogène : « composé de choses, de personnes différentes» avec pour synonymes : composite, disparate, hétéroclite.

 Alors en quoi cette « pseudo majorité » est-elle hétérogène ?

D’abord faut-il rappeler comment le président Arnal s’est maintenu à la présidence du département alors qu’une majorité de conseillers généraux, candidats sous l’étiquette Union pour le Val d’Oise, ont été élus lors du dernier renouvellement. Seule une disposition législative inadaptée et la trahison d’un membre de notre groupe l’ont permis. Comme je l’ai déjà rappelé au début de cet abécédaire si ce n’est pas contestable, ce n’est pas glorieux. Le fait de devoir aujourd’hui s’appuyer sur le vote de Robert Daviot pour toutes les délibérations est la première démonstration de cette hétérogénéité.

Mais ce qui est marquant ce sont les divisions de plus en plus apparentes sur les priorités départementales, les choix politiques et leurs déclinaisons.

Sur les priorités, croyez-vous par exemple que la vice-présidente en charge de la culture accepte les coupes budgétaires qui sont une vraie remise en cause de ce qui a fait l’originalité du Val d’Oise en la matière. Pensez-vous qu’elle partage le choix fait par le cabinet du président d’afficher de la propagande sur les panneaux de communication du département en lieu et place de la programmation culturelle des sites et équipements divers comme nous le faisions auparavant et comme le réclament les acteurs culturels du département ?

Croyez-vous que les très rares maires de cette « pseudo-majorité » sont les fervents défenseurs de la contractualisation qui privent les communes de leur capacité d’investissement et donc indirectement les Valdoisiens des équipements dont ils ont besoin ? Plusieurs d’entre eux s’exprimaient sceptiques avant que la délibération ne soit définitivement votée. Les mêmes, et d’autres encore aujourd’hui candidats, profitent de la campagne pour oser timidement promettre une remise en cause du dispositif.

Hétérogène, le groupe l’est encore quand le vice-président en charge du développement économique, refuse en pleine séance de voter le budget départemental au motif qu’il n’a pas été réintégré au sein du parti socialiste et encore s’oppose au projet porté par un autre conseiller général d’Argenteuil avec pour conséquence un retrait de la délibération.

Pourquoi certains membres de ce groupe ne participent jamais aux débats au point que nous en avons oublié le son de leur voix, un en particulier qui est venu nous rejoindre en cours de mandat et qui demande aux électeurs de lui renouveler son mandat. Pour d’autres nous avons souvent le sentiment qu’ils apportent un vote de solidarité.

Pourquoi lorsque des sujets aussi importants que le budget ou le compte administratif sont abordés, le vice-président en charge de la compétence budgétaire se voit presque systématiquement invité à se limiter à l’exposé des chiffres, le président et d’autres vice-présidents se chargeant d’en justifier les choix.

Voilà pourquoi je me permets de qualifier ce groupe de « pseudo-majorité » ou de « majorité de circonstance ». Assurer la gouvernance grâce à la défection d’un conseiller élu sur un programme aujourd’hui renié, bénéficier du soutien de certains membres par solidarité politique et non par conviction, sentir la fragilité de certains membres du groupe au point de les brider, ne pouvoir présenter en assemblée des délibérations soutenues par l’ensemble de ses membres…

Peut-on réellement qualifier d’équipe et de majorité un tel groupe ? J’en doute !

Mais suis-je le seul, car de quel soutien politique peut se prévaloir le candidat Arnal quand deux adjoints de sa commune se présentent, contre celui que est président du Conseil général, avec l’étiquette « Divers gauche » ?

A demain avec I comme INVESTISSEMENT.

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Published by Gérard Seimbille - dans Union pour le Val d'Oise
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