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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 08:19

2011 03 12 TransparenceAccessible, clair, compréhensible, précis… sont des synonymes de la transparence. En politique il est fréquent qu’une opposition réclame plus de transparence sur les actions entreprises, leurs coûts et résultats, bref que la majorité ne laisse pas les administrés dans l’ignorance et/ou le mensonge par omission, directement ou par le biais de leurs représentants, fussent-ils minoritaires.

Ne soyons pas hypocrites, ce manque de transparence touche les majorités sans distinction de couleur politique. Toutefois, il est pratiqué avec plus ou moins de fréquence et d’intensité.

La « majorité socialiste de circonstance » en charge de l’exécutif du département du Val d’Oise est cependant orfèvre en la matière et je vais tenter d’en donner quelques exemples compréhensibles par tous.

Notre groupe « Union pour le Val d’Oise » entend le discours du président Arnal, sans cesse répété, que l’Etat doit des centaines de millions au département et qu’il est difficile dans un contexte aussi incertain de pouvoir bâtir un budget. Dans le même temps, il affirme que les charges de fonctionnement et l’endettement sont maîtrisés et que l’investissement est à la hauteur de ce qu’il était avant 2008, ce qui est faux et particulièrement contradictoire. S’inquiétant de l’état des finances fin 2010, notre groupe « Union pour le Val d’Oise » a demandé pourquoi plus de 20 millions d’euros d’excédent de la section d’investissement ont servis à financer le déficit de fonctionnement et a exprimé le souhait qu’une séance spécifique destinée à examiner en détail la situation financière du Conseil général soit organisée. Pas de réponse si ce n’est que nous sommes censés disposer de toutes les informations à l’occasion des étapes budgétaires annuelles.

De même, notre groupe s’est étonné de ce que le débat d’orientation budgétaire pour 2011 se tienne à la veille des élections alors que le budget ne pourra être voté qu’après ces mêmes élections et ne soit qu’un catalogue de promesses non chiffrées. La réalité c'est que Didier Arnal et les candidats socialistes n’ont pas intérêt à ce que l’information réelle sur la situation financière du département soit connue car elle mettrait en évidence l’incurie de la gestion de ces trois dernières années.

Encore, s’agissant de la communication, Didier Arnal voudrait nous faire croire que les budgets consacrés aujourd’hui sont inférieurs à ceux de l’ancienne majorité. Qui peux le croire quand le service concerné a plus que doublé et que, depuis trois ans, nous voyons fleurir des messages sur tous les panneaux et abribus, sur les multiples publications du département mais aussi dans la presse. Encore quand de grandes manifestations particulièrement coûteuses, comme celle consacrée au transport qui n’a eu que très peu de public, se sont multipliées, ou quand de nombreux contrats sont passés avec des agences…

Cette façon de procéder ne répond pas aux exigences de la transparence.

Autres exemples qui touchent plus au mensonge par omission.

Le dispositif « Rest’O collège » qui est mis en avant depuis maintenant deux années comme étant une avancée voulue et décidée par cette « pseudo- majorité ». La réalité est qu’en janvier 2008, c’est bien sous la gouvernance de notre groupe « Union pour le Val d’Oise » que le dispositif du quotient familial pour la restauration dans les collèges a été voté. La vérité c’est bien que les membres du groupe socialiste ont alors voté contre cette délibération. La vérité c’est qu’après avoir été en situation ils l’ont repris à leur compte, modifiant certes au passage le prix appliqué sur chaque tranche du quotient mais se gardant bien de rappeler ces faits peu glorieux.

De même, s’agissant de l’aide au permis de conduire, le dispositif existait également avant mars 2008 dans le cadre des bourses d’insertion professionnelles mais il était destiné aux jeunes qui avaient un besoin impératif du permis, notamment pour trouver un emploi. Le dispositif nouveau est certes plus large, mais il a été dénaturé de son sens premier pour devenir une aide offerte à tous, payée sur le budget du Conseil général, générant au passage des coûts importants de gestion, sans que nous ayons pu obtenir une analyse claire de ce qu’il a réellement coûté.

Je pourrai encore citer la désinformation qui a été utilisée pour faire croire que l’abandon des aides à l’investissement des communes au profit du dispositif de la « contractualisation » marquait la volonté de l’exécutif socialiste d’apporter plus de moyens financiers à ces dernières. Le discours d’aujourd’hui est différent puisqu’il est avoué en coulisse qu’il s’agissait de faire des économies sur le dos des communes. Le peu de contrat signés et l’avis exprimé par une majorité de maire en est d’ailleurs la meilleure démonstration.

A demain avec U comme UNION 

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Published by Gérard Seimbille - dans Union pour le Val d'Oise
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