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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 11:19

2011 03 14 Vice présidentVoulant évoquer la gouvernance du Conseil général, j'aurai pu mettre un "s" à Vice-président.

L'exécutif socialiste est en effet composé, outre du président Arnal, de 11 vice-présidents et de 4 conseillers délégués. Soit 16 des membres de la "pseudo-majorité socialiste", sur 18 ou 19 membres (selon que l'on compte ou pas Monsieur Daviot qui a renié ses engagements) qui ont en principe une responsabilité officielle dans la gestion et la mise en œuvre des politiques départementales.

Je dis "en principe" car s'il y a ni plus ni moins de vice-présidents et de conseillers délégués aujourd'hui qu'hier sous la gouvernance "Union pour le Val d'Oise", nous sommes en droit de nous demander quelle aura été durant ces trois dernières années la responsabilité réelle exercée par certains d'entre eux.

En effet, alors que jusqu'en mars 2008, il y avait 9 commissions constituées entre majorité et minorité pour examiner et éventuellement amender les projets de délibération à soumettre à l'Assemblée départementale, il n'en reste plus que 4 qui se réunissent trois ou quatre jours avant la réunion de l'assemblée et qui, compte tenu du nombre de dossiers à examiner, ne sont réellement que des chambres d'enregistrement. Pas ou plus de débat de fond, pas de réunion pour travailler en amont sur les projets ou pour faire le bilan d'évaluation des politiques et dispositifs.

Pour ma part je participe aux travaux de la commission : Education, Jeunesse, Culture, Sport, Prévention, Sécurité. Imaginez les conditions qui nous sont données pour traiter correctement tous les dossiers particuliers concernés par ces compétences, en 2 ou 3 heures, trois jours avant la tenue de l'assemblée.

Il en est de même pour la commission a pour compétence : Environnement, Logement, Transport, Infrastructures, Politique de la ville.

Ces commissions ont un président officiel mais plusieurs vice-présidents y exercent des responsabilités (ce qui n'est parfois sans crispation entre eux).

Tout ceci n'est pas sérieux et traduit une volonté de concentration des responsabilités, ce qui ne nous surprend pas tant le cabinet du président  est omniprésent dans les décisions. Les membres du groupe socialiste ne le disent pas ouvertement, mais il est facile de sentir l'agacement et l'amertume de certains.

Mais que font donc les vice-présidents qui ne sont pas président de commission, à part bénéficier des avantages de la fonction ?

Je me priverai de citer des noms et me bornerai de dire que beaucoup ne font pas grand chose et qu'il est même fréquent qu'ils ne soient pas présents aux réunions de ces commissions. Pour preuve, notre groupe dispose souvent de la majorité au sein des commissions, notamment celle à laquelle je participe, mais également celle en charge d'examiner les contrats départementaux, déclinaison de la contractualisation avec les communes.

Il y a bien deux manières de faire de la politique. La première consiste à obtenir un pouvoir que l'on ne veut surtout pas perdre pour des questions de carrière et d'avantages. La seconde à rechercher le pouvoir d'agir pour apporter des réponses et des solutions aux conditions sociales et au cadre de vie des administrés.

Il est vrai que nous trouvons les deux catégories dans les différentes familles politiques et c'est ce qui donne crédit à la perception du "tous pourris" et à l'expression du "ras le bol" que les électeurs font valoir, en particulier dans les périodes de crise.

Certains membres de cette "pseudo-majorité", mais clairement pas tous, auront malheureusement fait la démonstration qu'ils se classent dans la mauvaise catégorie.

A demain avec W comme WEEK-END

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Published by Gérard Seimbille - dans Union pour le Val d'Oise
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commentaires

Gérard Sebaoun 14/03/2011 22:21



Bonsoir Gérard Seimbille,


Nous avons partagé aujourd'hui une commission de contractualisation qui est un lieu d'échanges (parfois vifs, c'est vrai) et un lieu de débats. Sur la troisième commission que je préside, je n'ai
pas le sentiment que quiconque ait jamais été empêché de s'exprimer quelle que soit l'opinion émise. 


Sur la remarque de faire au cours de ces commissions non seulement l'examen des dossiers de la séance mais aussi une instance de débats et d'échanges, j'en suis d'accord. Nous avons une
vraie marge de progrès


Enfin le risque majeur du "tous pourris" est grandissant ce qui implique impérativement toujours plus de travail et de sérieux au service de celles et ceux qui nous ont donné mandat, au
delà de nos différences qui sont bien réelles.