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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 14:33

Couv Crue 1910Il y a 100 ans, la crue de la Seine touchait Paris et globalement les inondations étaient recensées sur 17 départements. En 1999, la tempête "Lothar" faisait 91 morts et ravageait nos forêts. Il y a mois, la tempête "Xynthia" faisait 53 victimes et dévastait les côtes atlantiques. Ce mois d'avril le transport aérien a été fortement perturbé par l'éruption d'un volcan islandais.

Ces catastrophes naturelles se reproduiront avec une ampleur identique, voire plus importante, dans les années à venir. Quand ? Personne ne peut le dire, mais c'est avec certitude que nous pouvons affirmer que d'autres catastrophes toucheront notre pays. Face à cette certitude, sommes nous prêts ? Sommes nous décidés à nous organiser solidairement pour en limiter les conséquences ? Le comportement de certains de nos concitoyens, sinistrés, élus ou responsables publics, peut nous laisser perplexe.

En matière de lutte contre les inondations par exemple, des textes législatifs fixent des règles de prévention, de même,  des acteurs responsables s'organisent pour réaliser des travaux en vue de limiter les effets des fortes crues et vont même jusqu'à informer et aider les populations des zones concernées à se protéger du risque. L'Entente Oise/Aisne, que j'ai l'honneur de présider depuis maintenant 8 ans, fait partie de ces acteurs. Regroupant les six départements du bassin versant de l'Oise et de l'Aisne, nous venons d'inaugurer, sur la branche de l'Oise, deux ouvrages d'une capacité globalisée de 19 millions de M3 avec la perspective de réduire l'impact des crues comparables à celles de 1993, 1995 et 2001. Certes, ces ouvrages ne supprimeront pas les crues. Mais associés à d'autres ouvrages à venir, ils permettront d'en réduire sensiblement le coût financier et social. Suis-je pour autant optimiste ? Oui dans l'absolu. Mais à voir comme il est difficile de faire accepter des ouvrages sur la branche de l'Aisne aux élus locaux et autres représentants du monde agricole, à voir comment s'engage le débat sur la démolition des habitations situées en zone de forte inondabilité sur la côte atlantique et à entendre se plaindre ceux que le principe de précaution a empêchés de rentrer de congés à la date prévue, j'ai quand même quelques doutes.

Et pourtant, tous seront demain, comme la majorité des Français, devant leur poste de télévision à regarder une catastrophe qui cette fois ci ne les concernera pas et poseront la question : Que font nos élus, pourquoi les précédentes catastrophes n'ont pas servi d'expérience…..

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