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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 13:36

Pitoyable ! 

C’est le premier qualificatif qui me vient à la lecture du courrier adressé à tous les agents par Didier Arnal et de l’article paru dans  « L’Echo Régional » de ce vendredi 9 avril.

Dans le premier, le président du conseil général, rendant une nouvelle fois l’Etat responsable de ses difficultés budgétaires, veut tranquilliser les agents en affirmant que : « …le rejet du budget lundi 12 avril n’aurait bien sûr pas de conséquence directe sur l’équilibre institutionnel du Département ni sur vos situations personnelles et à fortiori sur votre traitement… ». Dans le second, non sans minimiser la position d’Alain Leikine et tout en se disant confiant pour l’adoption du budget, il brandit la menace de la dissolution de l’assemblée départementale. Cette incohérence de propos n’est pas digne du débat serein qui doit accompagner une des décisions majeures de la gestion d’une collectivité. En prenant le personnel et les conseillers généraux en otage, le président Arnal aurait-il peur que le Préfet et la Chambre régionale des comptes ne mettent leurs nez dans les comptes du conseil général ?

La vérité, c’est que depuis l’élection de Philippe Métézeau à Argenteuil, Didier Arnal ne dispose plus de majorité pour diriger ce département. Après avoir refusé de faire confirmer son élection à la présidence (élection soit dit en passant obtenue grâce à la seule voix d’une conseillère depuis destituée), et malgré sa manipulation pour obtenir le soutien d’un élu UVO renégat, il fait clairement la démonstration que son groupe n’est plus en capacité de diriger ce département. Dans leur majorité, les Valdoisiens ignorent cette situation, noyés qu’ils sont par une communication institutionnelle qui masque la réalité des difficultés budgétaires : une hausse non maîtrisée des charges de fonctionnement de l’institution, un endettement qui grève sérieusement les capacités d’action du futur, une remise en cause du soutien à l’équipement indispensable que les communes souhaitent mettre à disposition de leurs administrés… Le message répétitif que le désengagement de l’État et la situation trouvée en 2008 sont responsables de ses malheurs ne pourra tenir longtemps. Malgré les nombreux et historiques transferts de compétences et leur insuffisante couverture financière, jamais le Val d’Oise ne se sera trouvé par le passé dans la situation de blocage provoquée par son actuel président. Quand à la situation trouvée en 2008, je préfère de beaucoup la lecture du rapport de la Chambre régionale des comptes que les accusations non justifiées et non fondées de Didier Arnal et des membres de son groupe.

 

 

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