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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 19:53

bonnet d'âneDans le récent courrier que le député du Val d’Oise, Claude Bodin, a adressé à Robert Daviot, il demandait à ce dernier d’avoir le courage de démissionner pour remettre son mandat en jeu à l’occasion des prochaines élections cantonales de mars 2011.

Pour ma part, j’ai regretté que de nombreuses voix ne se soient pas élevées plus tôt pour réclamer la démission de Robert Daviot lorsqu’à la suite de l’élection de Philippe Métezeau sur le canton d’Argenteuil il a décidé de trahir les engagements pris devant ses électeurs et de soutenir les élus socialistes et communistes pour constituer une « majorité de circonstance ».

Mais je trouve que la démarche de Claude Bodin est finalement plus qu’opportune pour deux raisons.

La première est bien entendu qu’à la suite des élections cantonales de mars 2011, l’assemblée départementale renouvelée aura à élire une nouvelle gouvernance pour le Département du Val d’Oise et que les conseillers généraux qui seront appelés à voter doivent tous avoir une légitimité à se prononcer.

La seconde parce que chacun s’accordera pour reconnaître que la gestion du département, jusqu’en 2008, par la majorité « Union pour le Val d’Oise » et celle que nous subissons depuis,  ne produisent pas les mêmes effets pour les Valdoisiens et pour la dynamique de nos territoires. Robert Daviot en est le seul responsable.

Je ne remets pas en cause la légitimité de la présidence de Didier Arnal, mais je veux simplement rappeler qu’elle n’est due qu’à la trahison de Robert Daviot. Trahison vis-à-vis de ses électeurs et du groupe de l’Union pour le Val d’Oise dont il a longtemps revendiqué son appartenance et au sein duquel il a exercé des responsabilités pendant plusieurs années. Pire, il n’a pas le courage de défendre les décisions prises avec notre groupe, allant jusqu’à les critiquer aujourd’hui et voter des dispositifs remettant en cause ceux auxquels il avait apporté sa voix.

A l’heure où l’on commémore les 40 ans de la disparition du général De Gaulle, lui qui se dit Gaulliste, devrait avoir le courage qu’a eu le général De Gaulle et revenir vers les électeurs pour s’assurer que son choix est bien conforme à leurs souhaits.

Mais peut-être que pour des raisons matérielles, un bureau, une secrétaire qui lui est affectée, voire pour des raisons de pseudo pouvoir, il a la satisfaction d’être finalement le seul conseiller général qui aura toujours été dans la majorité, il lui est plus agréable de se renier.

Cette attitude ne l’honore pas, pas plus qu’elle est de nature à inviter les électeurs à revenir vers les urnes.

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Published by Gérard Seimbille - dans Union pour le Val d'Oise
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