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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 14:29

Il aura fallu passer par un psychodrame pour que le Conseil général du Val d'Oise vote son budget. On se souviendra de la réunion du 12 mars dernier et de l'annonce faite par Alain Leikine, élu de la "majorité socialiste",  de ne pas vouloir voter le budget 2010. Motif : son souci personnel de se voir réintégré au sein du parti socialiste. Si je peux comprendre que l'intéressé ait souhaité que l'engagement pris par son parti soit tenu, je déplore qu'il ait pris l'assemblée départementale en otage de son intérêt personnel. Aujourd'hui, au cours d'une séance exceptionnelle (que le président Arnal n'a pas souhaité mettre en ligne sur le net), Alain Leikine a donc finalement voté le budget 2010. Tout ça pour çà ! Lors des dernières élections régionales, les élus se sont émus de voir que plus de la moitié des électeurs ne se sont pas déplacés pour élire leurs représentants. Cette utilisation de son mandat pour défendre ses intérêts personnels n'est pas pour donner envie à ces électeurs de voter à l'avenir. Et pourtant, il y avait de bonnes raisons de ne pas voter le budget présenté par le groupe socialistes et apparentés. Outre que ce budget est équilibré par l'inscription de recettes incertaines, en l'occurrence la vente d'une partie du patrimoine immobilier du département sans promesse d'achat pour 10 millions d'euros, que l'endettement aura progressé fin 2010 de plus de 62% par rapport au 1er janvier 2008 et que le soutien à l'investissement des communes sera limité au paiement des engagements antérieurs et à une enveloppe de moins de 5 millions d'euros, ce budget traduit la dérive traditionnelle des majorités de gauche : l'augmentation des charges de fonctionnement et la baisse de l'investissement. Dans sa présentation, le président Arnal s'est félicité de ce que la démocratie l'emporte. Le fait de devoir réunir l'assemblée départementale pour valider la promesse de réintégration d'Alain Leikine au sein du parti socialiste ne me semble pas représenter une victoire de la démocratie, mais au contraire une atteinte supplémentaire à celle-ci. La vérité est que la pseudo majorité de gauche qui s'est dégagée aujourd'hui repose sur le vote de Robert Daviot qui aura été élu, sous l'étiquette "Union pour le Val d'Oise", par des électeurs de droite et qui aujourd'hui est un soutien inconditionnel du parti socialiste. Si la démocratie sort gagnante de ces tractations, c'est à désespérer de l'engagement des élus qui se mobilisent pour que le quotidien des Valdoisiens soit meilleur demain. En 2011 se profilent des élections cantonales qui peuvent redonner du sens à l'engagement politique. Il faudra se rappeler cette journée du 12 avril 2010.

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Published by Gérard Seimbille - dans Union pour le Val d'Oise
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