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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 19:08

Le 12 mars dernier, le vote du budget 2010 était inscrit à l’ordre du jour de l’assemblée départementale. Au terme du débat, un conseiller général apparenté socialiste a annoncé qu’il ne le voterait pas faute d’avoir été réintégré au parti. Conscient qu’il ne disposait pas de majorité, le président Arnal, au mépris du règlement intérieur de l’assemblée, a reporté le vote à une prochaine séance qui est aujourd’hui fixée au 12 avril prochain.

Néanmoins, lors du débat, le président Arnal et les élus du groupe socialiste et apparentés ont expliqué que les charges qui pèsent sur ce budget étaient en augmentation et les produits en baisse.

Premier constat, les chiffres et perspectives présentées dans le rapport de présentation signé du président Arnal contredisent ces propos puisque nous relevons une progression sur 2010 des recettes fiscales globales de plus de 21 millions d’euros (soit + 3,8 %) et des dotations, subventions et autres produits de près de 7 millions d’euros (soit + 3%).

Certes les charges, notamment le poids de l’accompagnement social des Valdoisiens, sont en constante augmentation. Mais une analyse comparative entre 2009 et 2010 montre que cette augmentation est largement compensée par les recettes supplémentaires puisqu’elle représente moins de 12 millions d’euros (+ 8%).

Bâtir le budget du Conseil général a toujours été, est et sera encore le résultat de choix politiques, n’en déplaise au président Arnal qui préfère justifier ses difficultés par un désengagement de l’État.

Je rappellerai que sous la gouvernance de l’UVO, d’autres décentralisations ont été opérées, par des gouvernements de gauche et de droite, que les transferts correspondants ont généré des charges supplémentaires que nous avons toujours su intégrer budgétairement sans augmentation d’impôts pendant plus de 12 ans.

La vérité est que la gauche a une fâcheuse tendance à faire progresser les charges de fonctionnement au détriment de son soutien à l’investissement. Le nouveau dispositif dit de « contractualisation » en est une preuve manifeste.

Fait extraordinaire, le projet de budget est équilibré grâce au produit de la vente de biens immobiliers pour lesquels aucune promesse de vente n’a été signée et donc sans que ces recettes, 10 millions d'euros, aient un caractère certain. Enfin, autre fait marquant de ce projet de budget, le recours à l’emprunt est en forte augmentation et à ce rythme, l’endettement du département sous la gouvernance socialiste aura progressé de 62 % en 3 ans, passant de 569 millions d’euros fin 2007 (gestion UVO) à 925 millions d’euros fin 2010.

Alors, rendez-vous est pris pour le 12 avril prochain. Ce projet de budget trouvera t-il une majorité pour le voter ?

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