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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 19:17

C’est donc vendredi dernier que le budget départemental 2012 a été voté.

Inutile de le nier, ce budget a été difficile à construire dans un contexte financier fortement dégradé et contraint.

Dégradé du fait de l’héritage laissé en 2011 par les socialistes et contraint du fait de la forte progression des charges et du gel ou de la baisse des ressources.

Sur l’héritage, beaucoup a déjà été dit et écrit et même si Didier Arnal a du mal à accepter d’en porter la responsabilité, il n’en reste pas moins que notre devoir est bien, en élus responsables, de redresser cette situation.

Les élus socialistes n’ont pas voté ce budget, position que je ne critiquerai pas car c’est l’attitude habituelle des minorités municipales et départementales. Je suis par contre beaucoup plus critique sur la position formulée par les socialistes au cours des débats et qui peut se résumer de la manière suivante :

« Nous, socialistes, n'aurions pas réduit les charges de fonctionnement et même nous aurions dépensé plus, notamment  en matière de subventions et de recrutement. Vous ne devriez pas augmenter le taux de la taxe sur le foncier bâti ».

Traduisez :

« vous devriez vous inspirer de ce que nous avons fait pendant 3 ans, c'est-à-dire ne pas maîtriser les charges de fonctionnement, financer les investissements sur l’emprunt et criez au loup en attendant que l’Etat verse les quelques 450 millions d’euros que nous réclamons ».

 

Là est bien la différence essentielle entre la minorité socialiste et la politique responsable que  le groupe « Union pour le Val d’Oise » s’est engagé à mettre en œuvre.

 

Y a-t-il même une autre politique possible que celle que nous avons engagée depuis maintenant un an ?

Certes non et s’il était nécessaire d’en résumer les raisons principales il suffit de rappeler :

  1. que sans un artifice comptable utilisé par les socialistes en 2009, consistant à financer 20 millions d’euros de fonctionnement avec l’emprunt, le Val d’Oise aurait à l’époque présenté un exercice en situation de déficit ;
  2. que sans le recours à la fiscalité, combiné avec l’anticipation du résultat très exceptionnellement excédentaire de 2011 et la politique de réduction des charges de fonctionnement décidée par le groupe « Union pour le Val d’Oise », le budget 2012 n’aurait pu être présenté en équilibre et le département aurait été « mis sous tutelle » avec des conséquences certainement bien plus « pesantes » sur les Valdoisiens ;
  3. que la poursuite, en 2011 et 2012, de la politique menée par les socialistes durant les années 2008/2010 aurait immanquablement encore aggravé l’endettement d’un département déjà classé parmi les plus endettés de France ;

 

Au lieu de cela, le budget adopté vendredi traduit la poursuite du plan d’économies indispensables que nous avons engagé en 2011, portant ces dernières à plus de 23 millions d’euros d’ici à fin 2012 et prévoyant 30 millions en 2013 et 40 millions en 2014 ;

Au lieu de cela, nous aurons, après à peine 18 mois de gouvernance, stabilisé la dette du Département qui progressait de plus de 15% par an sous la gouvernance socialiste ;

Au lieu de cela, notre budget prévoit un autofinancement de plus de 100 millions d’euros quand la poursuite de la gestion « type Arnal » aurait entraîné un déficit de plus de 20 millions ;

Au lieu de cela, en évitant l’inévitable « mise sous tutelle », nous conservons la maîtrise des décisions qui nous permettent d’engager sereinement l’avenir de nos territoires et de rester capables de poursuivre les politiques « hors compétences obligatoires » menées depuis la création de ce département, en particulier la culture, le sport, le soutien au financement des équipements communaux…

En cette période électorale, ce qui est frappant c’est bien la similitude des programmes préconisés par les socialistes nationaux ou départementaux qui ignorent tous, avec la même persistance, l’exigence du désendettement, la recherche d’économies et le refus du renvoi de l’effort au lendemain.

Pour conclure, je leur proposerai de lire le rapport 2012 de la Cour des comptes qui, dans sa conclusion, nous dit :

 

(Page 62 conclusion)

« Si les plans de rigueur ont un impact négatif temporaire sur l’activité́, les conséquences économiques et sociales d’une poursuite de l’endettement seraient encore plus graves.

La confiance, nécessaire pour limiter cet effet négatif, pourrait être érodée par une succession de mesures de redressement et ne peut résulter que d’une perspective crédible de stabilisation, puis de réduction, du niveau d’endettement public à un horizon suffisamment proche. … Plus de la moitié du chemin reste donc à faire. La France, qui a rarement respecté ses engagements antérieurs, ne peut regagner sa crédibilité qu’en programmant précisément les efforts supplémentaires nécessaires pour atteindre cet objectif et respecter ses obligations vis-à-vis de ses partenaires européens. Tel devrait être un objet essentiel du programme de stabilité qui sera présenté en avril 2012.

Alors que les plans annoncés jusque là font porter l’ajustement surtout sur des hausses des prélèvements, un ralentissement plus marqué des dépenses publiques est désormais indispensable. De nouvelles hausses des prélèvements obligatoires seront néanmoins nécessaires. … C’est en effet à un double déficit, des comptes publics et de la balance des paiements courants, que la France est confrontée. Dès lors, ces deux déficits doivent diminuer de pair pour permettre à notre pays de retrouver durablement le chemin de la croissance. »

 

Pour mémoire, le président de la Cour des comptes, nommée dans un esprit d’ouverture par Nicolas Sarkozy et qui signe ce rapport, est le socialiste Didier Migaud. Et si ce rapport concerne les comptes publics nationaux, la recette est la même à toutes les échelles. Didier Arnal devrait s’en inspirer !

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Published by Gérard Seimbille - dans Union pour le Val d'Oise
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