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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 14:24

Voilà 6 mois que nous avons un président « normal » à la baguette et 3 mois que le gouvernement Ayrault est aux instruments. Aussi, et même si pour certains nous ne sommes pas adeptes du genre musical qui nous est proposé, nous devrions pouvoir espérer de cet ensemble une harmonie puisque la partition est connue depuis qu’elle a été présentée aux électeurs lors des campagnes récentes.

Mais, bémol, les solistes sont nombreux et n’ont pas la même lecture des notes, en particulier Monsieur Montebourg et Madame Dufflot, une partie du public ne sait pas se tenir, Monsieur Melanchon le premier, et il devient difficile d’entendre la mélodie.

Matraquage fiscal, détricotage dogmatique de ce qui a été entrepris par la majorité présidentielle précédente, abandon en perspective des grands projets comme le Grand Paris et le Canal Seine Nord Europe, stigmatisation des entrepreneurs qui réussissent, revirements sur des sujets cruciaux comme le traité européen, volonté de donner le droit de vote aux étrangers alors qu’un débat serein sur l’immigration n’a jamais été possible, remises en cause de certaines valeurs de notre République comme le mariage entre un homme et une femme, fondement de la famille…, autant de fausses notes dont la liste n’est pas exhaustive tant elles sont nombreuses.

Soyons clairs, la situation financière de notre pays est particulièrement mauvaise et il est donc normal que des mesures soient prises pour les assainir. Ce n’est d’ailleurs pas l’élu en charge des finances municipales à Pontoise et départementales qui critiquera l’appel à l’effort de tous, que les Français sont d’ailleurs prêts à consentir.

Mais est-il normal que notre gouvernement marche à contre sens de la voie choisie par tous nos partenaires ? Est-il utile que des sujets sensibles de société soient traités en urgence au seul motif qu’ils étaient inscrits dans les promesses électorales ?

Ces sujets de société ne méritent-ils pas un vrai débat, voire un référendum ?

Mi août la presse titrait sur les « 100 jours pour rien » de la présidence Hollande et certains demandaient un peu d’indulgence. Nous allons atteindre les 200 jours et les critiques sont plus nombreuses que les soutiens.

En Val d’Oise, Didier Arnal, alors encore président du Conseil général à la tête d’une majorité socialo/communiste, critiquait la gestion Sarkozy/Fillon, réclamait le versement de ce qu’il qualifiait de la dette de l’Etat et se vantait d’avoir agît pour que le Grand Paris intègre dans sa dynamique notre département.

Sera-t-il aujourd’hui de ceux qui apporteront un ticket de caisse actualisé de plus de 600 millions d’euros à Messieurs Pierre Moscovici et Jerôme Cahuzac ?

Signera t-il la pétition contre l’abandon du grand Paris ?

J’en doute, mais je ne demande qu’à être démenti.

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Published by Gérard Seimbille - dans Politique
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commentaires

Eric Veillon 06/10/2012 10:08


Bonjour M. Seimbille. Je suis abonné à votre blog car j'apprécie souvent vos interventions, que j'ai même relayées quelques fois sur mon RoissyMail.com.


Ce mot juste pour vous dire que, j'en atteste, Didier Arnal s'était pas mal battu pour raccrocher une partie du Val d'Oise au train Grand Paris. Concernant les menaces qui pésent sur ce dernier,
je vous invite  à lire mon dernier article sur www.roissymail.com. Vous y verrez que jai appelé Arnal et il m'a confirmé être tout à fait d'accord
avec les différentes protestations de ces jours-cI


Cordialement

Gérard Seimbille 06/10/2012 17:13



Merci pour votre commentaire. Dans mon article, je pose la question de savoir si Monsieur Arnal est prêt à signer la pétition contre l'abandon des projets structurants pour le Val d'Oise dans le
Grand Paris. Je précise que j'en doutais mais que je ne demande qu'à être démenti. Monsieur Arnal n'a de cesse de nier la réalité sur ses responsabilités dans la gestion calamiteuse des finances
départementales entre 2008 et 2011. Il se dit être celui qui a permis (seul certainement) que le Val d'Oise soit mieux traité dans les projets du Grand Paris et en le disant il va même jusqu'à le
croire.... Il ne lui reste qu'à officialiser fortement son refus des décisions que prend le gouvernement pour tout remettre en cause et nous lui rendrons justice. Quand aux centaines de millions
d'euros qu'il réclamait à l'Etat alors géré par une majorité qu'il ne soutenait pas, qu'en dit-il aujourd'hui, alors qu'il en a faisait sa principale revendication lorsqu'il était président ?
Cordialement