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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 16:04

Le 20 janvier dernier s'est tenu le traditionnel débat d'orientation budgétaire à l'occasion de la séance de l'assemblée départementale.

Inutile de rappeler les difficultés financières de notre Département, difficultés qui sont en partie dues, personne ne le nie, à l'accroissement des dépenses sociales non totalement couvertes par les dotations de l'Etat, mais également à l'augmentation irresponsable des dépenses de fonctionnement votées par les socialistes.

Nous nous sommes déjà largement exprimés sur le sujet et il est inutile de refaire la démonstration par le menu détail.

Il est vrai que les élections cantonales de mars 2011 se profilaient et qu'il était plus "électoraliste" de faire des promesses et de distribuer de nouvelles aides dont il était clair qu'elles n'étaient pas financées.

Mais ce qui différencie le Val d'Oise version socialiste c'est que, dans le même temps, la quasi-totalité des Départements, de droite et de gauche, ajustaient le niveau de leur fiscalité dans la perspective de la réforme les privant d'une part importante de la recette fiscale directe (taxe professionnelle et taxe d'habitation).

Perte nette de l'ordre de 120 à 150 millions d'euros sur la période 2009/2012.

Didier Arnal et sa majorité de l'époque ont maintenu les taux parmi les plus bas de France, grâce à la gestion de leurs prédécesseurs, préférant présenter l'addition à l'Etat et laissant croire que ce dernier allait équilibrer leur budget. La politique du "laisser aller".

Chacun doit bien savoir que les décisions que nous avons dû prendre en 2011 et que nous nous apprêtons à prendre en 2012 ont pour buts uniques d'éviter une "mise sous tutelle" devenue inévitable sans diminution importante des dépenses et éventuelle augmentation des recettes, de restaurer les finances départementales pour garantir dans la durée le niveau de service et le soutien à l'investissement au profit de tous les Valdoisiens et de ramener le niveau d'emprunt restant à rembourser qui a progressé de + 62% entre 2008 et 2010.

Conscient que les Français voient bien que l'Etat est également dans l'obligation de mettre en œuvre un vaste plan d'économies, Didier Arnal a dernièrement ramené ses prétentions en ne réclamant plus que 50% des 412 millions qu'il estime à charge de l'Etat.

 

Alors, je lui pose la question suivante :

Monsieur Arnal, au lieu de traiter de menteurs ceux qui ont en charge de réparer vos erreurs, êtes-vous aujourd'hui, en votre qualité de conseiller du candidat socialiste à la Présidence de la République, en mesure de faire dire à ce dernier qu'il s'engage à couvrir, ne serait-ce qu'à hauteur de 50%, les charges sociales non compensées de l'ensemble des Départements et de faire la démonstration du financement d'une telle charge que vos amis chiffrent à plus de 5 milliards d'euros ?

Sans cela, il pourrait vous être reproché de mentir par omission !

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Published by Gérard Seimbille - dans Union pour le Val d'Oise
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