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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 08:36

Voici le thème de la question d’actualité que le groupe de l’Union pour le Val d’Oise (UVO) a posée au président Arnal lors de la dernière séance de l’assemblée départementale, le 14 janvier dernier.

 

Monsieur le Président,

La décision budgétaire modificative que nous examinerons tout à l’heure comporte un report de l’excédent de la section d’investissement pour boucher les trous dans la section de fonctionnement, qui, fait historique pour les comptes du Val d’Oise, est en déficit pour la seconde année consécutive.

Au nom de l’UVO, je vous informe que nous aurons l’occasion d’exposer en détail tout le mal que nous pensons de vos pratiques en matière budgétaire. Mais ce n’est pas l’objet de notre question d’actualité de ce jour.

Nous nous inquiétons fortement, comme tous les élus responsables, de l’état des routes dans notre département.

En effet, depuis quelques années, les hivers ont été particulièrement rigoureux et riches en précipitations. Cette année ne fera pas exception, avec en décembre une succession d’épisodes neigeux d’une particulière intensité, suivis de gels sévères et durables.

Nous souhaitons, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, tirer la sonnette d’alarme. Nos routes avaient déjà soufferts des précédentes offensives du général Hiver. Elles étaient déjà dans un état calamiteux. Au retour du printemps, nous risquons de découvrir des dégâts encore plus étendus, plongeant le département dans une urgence qu’il aurait pu, qu’il aurait du, éviter.

Cela fait des mois que nous vous alertons sur le sujet des routes. Cela fait des mois que nous nous vous avons demandé de sortir du dispositif de la contractualisation les crédits autrefois affectés au TRASER. Vous ne pouvez pas nier cela, comme vous ne pouvez plus aujourd’hui vous voiler la face. Cela fait des mois que les communes n’ont plus les moyens d’assurer l’entretien des routes, des rues, des trottoirs et des pistes cyclables. Votre politique, en la matière, est marquée par l’échec.

Monsieur le Président, vous n’êtes pas sans savoir que l’entretien de la voirie départementale incombe pleinement au Conseil général. Vous savez parfaitement qu’outre la pénibilité pour les usagers, un mauvais état général de ces voies fait courir un risque accru d’accident à ces mêmes usagers.  Cela, nous ne pourrons pas le tolérer longtemps, sans négliger que cette situation engage la responsabilité civile du Conseil général.

Au delà du seul réseau départemental, il est clair que notre collectivité doit retrouver son rôle de partenaire des communes, notamment rurales, pour les aider à faire face à cette urgence que nous avions vu venir, mais que vous n’avez pas su prévenir.

Des solutions existent. Nous vous proposons de sonner la mobilisation départementale. Engageons, dès aujourd’hui, les moyens qui s’imposent, même si votre politique laxiste en matière de fonctionnement nous empêche d’en utiliser un, qui aurait consisté en une mobilisation immédiate de l’excédent d’investissement 2009 dans une action rapide au profit des routes de notre département.

Notre collègue, Jean Pierre Enjalbert, Conseiller général du canton de Saint Leu, vous a, le 27 décembre dernier adressé un courrier dans lequel il demandait au département de mettre sur pied un plan d’aide aux communes.

Monsieur le Président, les élus de l’Union pour le Val d’Oise se joignent à cette requête et vous demandent instamment d’assumer pleinement les responsabilités qui sont les vôtres, en nous expliquant aujourd’hui comment vous allez assurer votre maîtrise d’ouvrage pour le réseau départemental, et quelle réponse vous comptez apporter aux demandes d’aide des communes.

La réponse du Président : il neige en hiver et nous devons saler les routes quand il neige.

Vous l’aurez compris, pour éviter de revenir sur le désengagement du département en matière d’entretien de son propre réseau et sur l’abandon de son rôle de partenaire des communes pour celui des voiries communales le président Arnal a, une fois de plus, répondu : c’est pas ma faute !

Je crois que nous n’avons vraiment plus rien à attendre de cette pseudo majorité socialiste qui n’assume pas sa responsabilité et renvoie systématiquement sur d’autres son incapacité à agir !

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