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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 17:00

Jeudi soir, le Conseil municipal de Pontoise a voté le compte administratif 2010. Rien de bien extraordinaire dans le calendrier budgétaire d’une commune, mais l’occasion de faire le point sur la santé financière de celle de Pontoise. Les résultats présentés marquent la poursuite d’une gestion saine et vertueuse depuis qu’en 2001 notre majorité a trouvé une situation dégradée avec un fort endettement et des équipements municipaux dans un état de délabrement important. Le présent article n’a pas pour objet de revenir sur le passé, mais bien au contraire de montrer que cette gestion financière est résolument tournée vers l’avenir.

Pourquoi,

Parce qu’après avoir réduit considérablement l’endettement de la Ville, l’encours de la Dette est inférieur de près de 20% à ce qu’il était en 2001 alors que notre pays a connu 10 ans d’une inflation, certes modérée mais qui pèse, sans parler de la hausse des coûts à la suite du passage du francs à l’euro.

Parce que durant ces 10 ans nous avons réussi à financer des investissements à une hauteur jamais atteinte et je ne vais pas ici rappeler les nombreuses réalisations qui permettent aujourd’hui aux Pontoisiens de disposer d’équipements scolaires, sportifs, culturels, cultuels… plus adaptés à leurs besoins et offrant une plus grande sécurité.

Parce qu’en ces temps de crise et de difficulté financière que traversent notre pays et que vivent les collectivités, nous pouvons maintenir un niveau raisonnable d’investissement et que nous avons encore quelques marges de manœuvre pour poursuivre ce travail de remise à niveau des équipements et des espaces publics dont il faut bien constater qu’ils méritent encore que l’on s’y consacre.

Alors, certains ne manqueront pas de remarquer que le maire adjoint aux finances que je suis fait ici preuve d’autosatisfaction et ils n’auront pas tout à fait tord, même si je suis avant tout fier de montrer ainsi qu’une équipe, et non pas un homme à lui tout seul, peut avoir le pouvoir de faire et fasse réellement ce pour quoi elle s’est engagée.

Il y a des moments de réelle satisfaction à s’engager en politique, particulièrement dans le cadre d’un mandat municipal - j’ai toujours pensé que le plus beau des mandats c’est celui de Maire - car l’équipe municipale propose un programme, l’engage et peut en mesurer directement la satisfaction, ou à l’inverse l’insatisfaction, qu’expriment les administrés.

Il y a des moments particulièrement difficiles qui sont ceux qui accompagnent tout projet d’envergure ayant pour but d’apporter un plus à la collectivité mais qui peut engendrer des nuisances ou des atteintes à quelques particuliers. Le choix est parfois difficile à faire mais aucun grand projet, à quelle qu’échelle que ce soit, n’aurait vu le jour si des élus n’avaient eu le courage d’arbitrer entre intérêt général et intérêts particuliers.

L’élu doit bien entendu s’imposer de regarder si ces nuisances et/ou atteintes sont d’un niveau acceptable et il a l’impératif devoir de s’assurer que toutes les questions et craintes qui s’expriment trouvent réponse avant tout commencement de travaux, voire de modifier son projet ou l’abandonner.

Au bout du compte il lui appartient de trancher sans nécessairement le faire sur la seule considération de l’impact électoral et de la pression qui s’exerce sur lui en la matière.

Je connais bien ces difficultés en ma qualité de président de l’Entente Oise/Aisne qui réalise des ouvrages de lutte contre les inondations dans le but de mieux protéger les populations que se trouvent dans des zones inondables. Quelques propriétaires font parfois plus de bruit et mobilisent fortement contre des projets qui vont ponctuellement mobiliser des terrains agricoles lors d’une crue (ils sont indemnisés des pertes de récolte) ou qui vont imposer des digues pour ceinturer une cuvette.

Mais, exemple de satisfaction et du devoir accompli, quand l’ouvrage est finalement réalisé et qu’il permet d’exonérer de la crue, comme en janvier dernier dans l’Aisne et l’Oise, entre 400 et 600 habitations de l’inondation, l’élu se félicite d’avoir tenu bon, d’avoir amendé le projet pour le rendre acceptable et d’avoir œuvré pour l’intérêt général.

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