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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 08:40

2011 02 22 €Ce jeudi 19 décembre, le Conseil municipal votera son budget primitif pour l’année 2014.

Comme à l’accoutumée, nous votons en effet le budget en décembre afin de pouvoir engager les projets qu’il finance sans attendre la fin du premier trimestre.

Ce budget est bien entendu présenté en équilibre même si le contexte est fortement contraint par des décisions du gouvernement qui pèsent sur les dépenses et réduisent nos ressources.

Ces décisions pèsent pour plus de 4,2% sur le budget de fonctionnement de la ville avec :

-       La baisse de la dotation globale de fonctionnement

-       La hausse de la Tva

-       La hausse des cotisations sociale de retraite

-       La réforme sur les salaires de la catégorie C

-       La mise ne place obligatoire des rythmes scolaires

-       Les 3 tours d’élections (municipales et européennes)

 

Au total un effet ciseau de l’ordre de 1,6 million d’euros qui doivent être absorbés sans pour autant réduire les prestations et services à la population, population en revanche qui augmente du fait des nouveaux logements en construction.

Notons au passage que cette nouvelle population, en l’occurrence dans un premier temps les 360 logements des gendarmes en construction sur le quartier Bossut, imposent que nous anticipions leurs besoins en équipements alors qu’ils seront exonérés de taxes pendant 2 à 3 ans. Exemple d’équipement, la nouvelle crèche des Larris et l’ouverture de 9 nouvelles classes à l’école Gustave Loiseau.

Exercice difficile donc de présenter un budget sincère et équilibré, mais possible du fait d’une gestion exemplaire depuis 2001.

Le Conseil municipal est public, et je vous invite à y assister à partir de 20h30 en mairie.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 17:07

Mardi 10 décembre les Députés vont débattre en seconde lecture sur le projet de loi de Modernisation de l’Action Publique territoriale et d’Affirmation des Métropoles, dite loi MAPAM.

Insidieusement intégrés à ce projet de loi, les articles 35B à 35E qui ont pour objet de créer la compétence "Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations" au profit des communes qui vont devoir obligatoirement les transférer aux Communautés de communes ou d'Agglomération à fiscalité propre.

Cette compétence, aujourd’hui de l’Etat mais assurée par l’ensemble des collectivités dans le cadre de la compétence générale dont elles disposent, souvent au sein des Etablissements Publics Territoriaux de Bassin (EPTB) va mettre fin à ce qui, depuis la première loi sur l’Eau en 1962, mettait le bassin versant des cours d’eau comme périmètre d’action cohérent et pertinent.

L’eau ne connait aucune des limites administratives des collectivités et c’est bien en prenant le cours d’eau depuis sa source à sa confluence ou son débouché sur le milieu marin que doivent être prises les décisions et mises en œuvre les actions d’entretien et de maîtrise d’ouvrage pour tenir compte des impacts amont et aval dans le cadre d’une solidarité de bassin.

L’ensemble des associations d’élus ont adressé, le 25 octobre dernier, un courrier au Premier Ministre pour exprimer le souhait de voir retirer ces articles dans l’attente d’une large concertation prenant en compte celles en cours sur la Stratégie nationale du Risque Inondation (SNGRI) et les réflexions menées actuellement dans le cadre de la mise en œuvre de la Directive inondation de l’Europe, transposée dans le droit français.

Aucune réponse ne nous est parvenue et nous ne pouvons que constater que toutes les réunions avec les cabinets ministériels et les débats au sein du Comité National de l’Eau (CNE) et de la Commission Mixte Inondation (CMI) et dans de nombreux colloques n’ont eu que pour objet de nous entendre mais surtout de ne pas nous écouter.

C’est pourquoi j’ai décidé, en ma qualité de Président de l’Entente Oise/Aisne, de saisir tous les députés afin de les sensibiliser sur les conséquences de cette nouvelle compétence donnée aux communes et EPCI. Si ces articles étaient votés, ces collectivités auront une responsabilité qui ira jusqu’à devoir prendre en charge les nombreuses digues existantes sur leur territoires et dont une grande partie ne sont pas entretenues depuis de très nombreuses années.

Un nouveau transfert, une nouvelle charge dont se dédouane l’Etat, allant pour cela jusqu’à permettre aux collectivités, devenues compétentes et donc responsables, de prélever une nouvelle taxe (c’est bien le moment) pour cela.

Les députés seront-ils sensibles à ce que cela aura comme conséquences sur leur circonscription ?


Ci-dessous le courrier adressé au Premier Ministre et celui que j’ai adressé à tous les députés.


 

2013 11 27 Lettre aux Députés                   2013 10 25 Lettre au Premier Ministre

 

         Lettre aux Députés                                                         Lettre au 1er Ministre

 

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 10:22

Je vous invite à prendre connaissance de la lettre que Philippe Houillon adresse aux Pontoisiens pour leur faire part de sa décision de se porter candidat à sa propre succession à l'occasion des élections municipales de mars 2014.

Dans cette période d'incertitudes qui pèsent sur le quotidien des Français, les Pontoisiens auront besoin de compter sur un maire et une équipe solide et en capacité de diriger une ville qui doit pouvoir, dans un contexte financier général en pleine mutation, conserver son caractère, mais également se préparer à l’arrivée de nouveaux habitants et aux défis que cela entraine. D'autres candidats se présenteront, certains ont même déjà lancé leur campagne basée sur des slogans. Mais ce dont les Pontoisiens ont besoin c'est plus que de simples phrases, souvent peu en rapport avec leurs actes. Etre compétent dans un domaine n'est pas suffisant pour gérer une ville et chacun devra se poser concrètement la question :

Qui est le plus à même demain pour relever les défis qui se profilent ?

Pour ce qui me concerne, fort de l'expérience des années passées et fidèle à mes engagements et aux valeurs de respect, de fidélité et de loyauté, j'ai clairement choisi de maintenir toute ma confiance à Philippe Houillon.

 

2013 12 01 Lettre de Philippe Houillion aux Pontoisiens

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 11:51

C’est donc en début de séance, ce vendredi 18 octobre, que l’assemblée départementale a débattu en vu de formuler un avis sur le projet gouvernemental de décret au nouveau découpage cantonal du Val d’Oise.

La proposition du Ministre de l’Intérieur prévoit, par application de la loi votée le 17 mai dernier, une diminution du nombre de cantons. Pour le Val d’Oise 21 futurs cantons en lieu et place des 39 actuels, et un scrutin en binôme mixte.

Après une présentation du président Arnaud Bazin au cours de laquelle il a exprimé notre critique sur le mode de scrutin et dénoncé l’aberration d’un découpage qui ne respectait pas les bassins de vie qui reflètent les réalités vécues par les Valdoisiens, ce fut autour de Didier Arnal pour une première intervention au titre du groupe socialiste avant que je n’intervienne moi-même au titre du groupe majoritaire « Union pour le Val d’Oise » et qu’une dizaine de conseillers des deux groupes s’expriment à leur tour.

Que retenir de ce débat ?

Que, par son refus de s’associer à notre avis défavorable, la minorité départementale socialiste a clairement misé sur l’espoir de reprendre le pouvoir au sein de la future assemblée départementale renouvelée mais au détriment de l’intérêt des communes et des Valdoisiens. Chacun appréciera le moment venu !

Que l’avis défavorable que nous avons soumis au vote de l’assemblée est basé sur une appréciation objective du décalage qu’il y a entre la nouvelle géographie cantonale du gouvernement et la réalité des territoires valdoisiens, au nombre desquels les communautés de communes et d’agglomération qui viennent d’être créées. Nous avons particulièrement regretté que les nouveaux cantons séparent des communes ayant une histoire et de nombreux projets en commun et en particulier les communes du PNR du Vexin mais également, que ce projet n’a qu’un but inavoué : celui de tenter de reprendre par les ciseaux la majorité du département perdue dans les urnes en mars 2011.

Le Vexin a été particulièrement évoqué, en partie au travers des interventions de Guy Paris pour le défendre et Jean-Pierre Muller et Jean-Pierre Bequet pour lui porter atteinte. La vidéo de ce débat sera prochainement accessible sur le site du Conseil général et chacun pourra se forger une opinion sur les réels défenseurs du PNR.

Pour conclure, je vous invite à prendre connaissance de mon intervention en cliquant sur le lien ci-dessous :

2013 10 18 intervention GS découpage cantonal 2013 10 18 intervention GS découpage cantonal

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 07:51

A l’ordre du jour de la réunion de l’assemblée départementale ce matin, le débat tant attendu sur l’avis qui sera rendu par le Conseil général concernant le projet de décret sur la nouvelle carte des cantons du Val d’Oise.

Dès 9h30, après la validation du compte rendu de la précédente réunion, connectez- vous sur http://www.valdoise.fr/  pour suivre en direct les débats au cours duquel j’interviendrai au nom du groupe Union pour le Val d’Oise.

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 10:42

2013 09 21 Balnce de la justiceLa Loi de finances rectificative de fin 2012 avait instauré un dispositif de soutien d’urgence aux départements confrontés à une situation financière dégradée du fait de la chute de la recette provenant des droits de mutations à titre onéreux (DMTO) et de la progression des allocations sociales à verser au titre du Revenu de Solidarité Active (RSA), de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) et de la Prestation de Compensation du Handicap (PCH). Doté de 170 millions d’euros, ce fond a été réparti en deux enveloppes distinctes de 85 millions. La première a été affecté sur critères définis par l’Etat et sans que les départements aient besoin d’en faire la demande.  Prenant en compte la proportion de bénéficiaires des 3 allocations évoquées plus haut, 55 départements se sont répartis cette première enveloppe, le Val d’Oise n’en faisant pas parti.  

Pour la seconde enveloppe, à laquelle le Val d’Oise a candidaté, c’est sur la base d’une batterie de critères financiers et sociaux que le gouvernement à effectué la répartition.

Devinez qui sort le grand gagnant de cette situation !

Avec plus de 12,3 des 85 millions d’euros, soit près de 15% du total, c’est la Corrèze dont François Hollande était le président avant son élection à la présidence de la République.

Nous pourrions penser qu’il n’y a là qu’une simple coïncidence si sur les 23 départements lauréats, 16 n’étaient présidés par des exécutifs socialistes.

Il est donc légitime de qualifier cette répartition pour le moins d’inéquitable ou d’arbitraire, mais plus encore de « partage entre copains ».

Pire, l’ajustement des critères destinés à aboutir à ces cadeaux récompense les départements dont la gestion financière a été la plus mauvaise puisque les niveaux d’autofinancement et d’endettement ont été pris en compte.

Vertueux, en ayant engagé un plan d’économie de nos dépenses de fonctionnement pour préserver notre autofinancement et en tentant par ailleurs de réduire le niveau d’endettement excessif laissé entre 2008 et 2011 par Didier Arnal et sa majorité, le Val d’Oise est ignoré.

Chacun jugera et pourra censurer ces méthodes dès le mois de mars prochain lors des élections municipales.

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 17:41

Certains d’entre vous ont déjà eu connaissance du futur découpage cantonal qui vient de nous être communiqué par le Préfet.

Pour rappel, la majorité parlementaire socialiste a souhaité modifier le mode d’élection des conseillers départementaux (nouvelle dénomination des actuels conseillers généraux) et réduire le nombre de cantons dans chaque département. Ainsi, des 39 cantons qui constituent actuellement le Val d’Oise, il n’en restera plus que 21 à partir de mars 2015, date des prochaines élections départementales.

Mais au-delà de la réduction du nombre de cantons, cette majorité socialiste a également décidé de faire élire sur chacun de ces nouveaux cantons non plus un mais deux conseillers qui constitueront un binôme femme/homme. Premier résultat d’une mesure qui avait pour but avoué de réduire le nombre d’élus, l’assemblée départementale du Val d’Oise passera demain de 39 à 42 et sur le plan national ce sont 150 conseillers de plus qui siègeront demain…

Mais, jugeant qu’il était opportun de profiter de cette modification du code électoral, les socialistes, par ailleurs conscients que la politique menée par François Hollande et son gouvernement n’était pas propice à ce que les électeurs leur permettent de diriger les politiques départementales, ils ont pris les ciseaux pour effectuer un redécoupage qui n’a comme seul objectif de se donner le maximum de chances de conserver ici le pouvoir ou là de ne pas le perdre.

Le Val d’Oise, seul département gagné à la gauche en 2011, fût à cette occasion particulièrement ciblé, la nouvelle carte des cantons valdoisiens en est la preuve.

 

Dans un communiqué, Arnaud Bazin, président du Conseil général, « pointe une véritable occasion manquée pour le département » regrettant que « la révision de la carte cantonale aurait dû être l'occasion d'en faire un véritable catalyseur pour la bonne gouvernance de nos territoires valdoisiens » et précise  « qu’il aurait fallu tenir systématiquement compte des bassins de vie, qui reflètent les réalités vécues par les Valdoisiens».

Philippe Houillon dénonce en particulier de son côté« que l’on fait exploser le Vexin que l’on marie de force dans tous les cas à des territoires dépendant de la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise... On fait reculer la représentation rurale au profit de la représentation urbaine. Les as socialistes du ciseau poursuivent-ils un objectif d’intérêt général ou bien sont-ils animés par des préoccupations électorales en diluant le Vexin dans des zones urbaines denses ? »

Pour la fédération UMP du Val d’Oise, Axel Poniatowski ne s’étonne pas de ce que : « Entre les lignes, il ne faut pas être grand clerc pour voir l’opération politique destinée à permettre à la gauche de gagner avec les ciseaux ce qu’elle a perdu par les urnes dans notre département » et précise que « Le combat ne fait que commencer. D'abord en exerçant tous les recours juridiques et constitutionnels existants puis en allant conquérir une à une les communes du Val-d'Oise lors des prochaines élections municipales de mars 2014, apportant ainsi une réponse par les urnes à une combine politicienne».

 

Nul ne s’étonnera que je partage totalement ces points de vue.

 

J’ajoute qu’à lire ou à entendre certains conseillers généraux socialistes, ce découpage n’est pas tout à fait de leur goût, certain cependant qu’il s’agit là de réactions plus égoïstes eu égard aux combats internes qui se profilent.


Et enfin, oserai-je même imaginer que les dirigeants socialistes, locaux ou nationaux, ont profité de ce découpage pour mettre en difficulté Didier Arnal et lui interdire ainsi d’espérer pouvoir regagner demain l’exécutif départemental qu’il a perdu en 2011. Une chose semble claire, c'est que le futur canton de Sarcelles-ville ne lui sera certainement pas offert sur un plateau par son ami François Pupponi.

 

Et ces dirigeants socialistes, n’ont-ils pas, comme nous, jugé catastrophique sa gouvernance entre 2008 et 2011 ?

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 08:53

Je vous propose de voir la vidéo de l’émission « Demain la Cité » au cours de laquelle j’ai eu l’honneur et le plaisir de présenter rapidement les richesses diverses de notre belle ville de Pontoise et d’évoquer quelques projets urbains qui se profilent. L’émission a été diffusée sur la chaine D8 à plusieurs reprises au cours de la dernière quinzaine.

 

  2013 07 25 Demain la cité

 

 

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 13:35

La lettre d'information du gourpe "Union pour le Val d'Oise", dont le dernier numéro vient de paraître, est un des liens qui unit les élus du groupe majoritaire du Conseil général aux acteurs de la vie politique valdoisienne, quelque soient leurs tendances politiques. Initialement destinée aux élus locaux, elle revient notamment sur le budget 2013 du Conseil général et sur l'actualité législative des collectivités territoriales, et s'adresse plus largement à toutes les forces vives du Val d'Oise.

Elle nous permet d'apporter un éclairage complet sur certains sujets parfois complexes mais déterminants.

Au sommaire de ce nouveau numéro vous y trouverez,  outre mon édito en qualité de président du groupe :  

  • Un point sur le budget départemental 2013 ; 
  • L'actualité législative surlle projet de réforme électorale, Acte III de la Décentralisation, Grand Paris, etc. 
  • Un focus sur l'aménagement numérique, la voirie départementale, et notre mobilisation en faveur de l'emploi.

Cettre lettre est disponible en téléchargement en cliquant sur l'image ci-dessous.

 

2013 07 04 Couv Lettre UVO 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Pour contacter le groupe "Union pour le Val d'Oise" ou disposer d'un ou de plusieurs exemplaires papier, merci de prendre contact avec notre équipe par mail (groupeuvo@yahoo.fr) ou par téléphone (01.34.25.32.26).


Bonne lecture!

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 08:29

Je vous propose de prendre connaissance du discours d'ouverture du président Arnaud Bazin lors de la dernière séance de l'assemblée départementale au cours de laquelle j'ai présenté le compte administratif 2012 du Conseil général du Val d'Oise.Ce discours fait suite à la position prise par Didier Arnal, au nom de l'opposition socialiste,  qui réclame publiquement une augmentation de la dette départementale pour financer nos investissements sans avoir à opérer de réduction de nos charges de fonctionnement. Illustration qui marque bien, s'il en était besoin, la différence qui sépare une gestion saine et responsable des finances publiques telle que nous la concevons à l'échelle départementale à celle que prone Didier Arnal en Val d'Oise ou encore celle menée par François Hollande et son gouvernement et que dénonce même le président socialiste de la Cour des comptes.

 

Mes cher(es) collègues,   

2012 a été l'année de nombreux bouleversements à l'échelle nationale, année pendant laquelle l'impréparation et les imprécisions au plus haut sommet de l'Etat ont accompagné la multiplication des échecs économiques. 2012 a été au contraire l'année du sérieux et de la performance budgétaire dans le département du Val d'Oise. Nous devons collectivement en être fiers. 

Vérité et responsabilité ont été nos boussoles au service d’une véritable ambition pour le Val d’Oise. Nous avons endossé des choix forts dans une époque qui proscrit les atermoiements et les demi-mesures. Mais aujourd'hui, les résultats arrivent et ce compte administratif 2012 le démontre.

J'aurais beau jeu de rappeler la succession ininterrompue des contradictions gouvernementales au cours de cette année, les promesses électorales sombrant dans la crise. J'aurais beau jeu de dénoncer l'implacable matraquage fiscal auquel s'est livré le gouvernement, la France atteignant aujourd’hui des records à faire rougir les sociales-démocraties du Nord de l'Europe : un taux de prélèvements obligatoires record égal à 44,9% du PIB en 2012 (et 46,3% en 2013!) ou une part des dépenses publiques record qui atteint 56% du PIB quand l'Allemagne, se contente, raisonnablement dirais-je, d'une part de 45%.

Pourtant, je ne me prêterais pas à ce jeu facile. Je me bornerais à remarquer que les choix qui ont été faits par l’exécutif national depuis 1 an aboutissent à plonger les autorités politiques gouvernementales et parlementaires dans des abysses historiques d'impopularité et amène les extrêmes à des scores historiques, d'élection partielle en élection partielle, éliminant impitoyablement les candidats du parti au pouvoir.

A rebours des promesses sans lendemain, nous assumons de notre côté une ligne qui est celle de la sincérité budgétaire. Celle du sérieux et de la vérité.

Parce que les recettes publiques sont prélevées sur le fruit d'un travail personnel du contribuable, nous revendiquons une gestion empreinte de responsabilité, celle de l'ambition dans la raison. Il s'agit là de l'aspiration la plus simple et la plus profonde de chaque administré, dont les dizaines, les centaines d'heures travaillées au bénéfice unique de la collectivité sont un appel incessant à la prise de conscience du gestionnaire public.

Le département du Val d'Oise s'est engagé dans une trajectoire en rupture totale avec les pratiques précédentes. A l'inflation incontrôlée, subies ou non, des dépenses, a répondu la maîtrise et le sérieux. A la course en avant de la dette a répondu un vaste plan d'économies de 40M€ pour satisfaire aux obligations légales d'équilibre budgétaire.

Je passe rapidement sur les difficultés multiples auxquelles nous étions confrontées, avec un creusement de la dette de 62% entre 2008 et 2011 ou les 33 millions d'euros d'impasse budgétaire dans la maquette du BP 2011, laissés en héritage.

Pour autant, et à dessein, nous avons pris l'engagement, en pleine responsabilité, d'assainir cette situation mortifère pour le Conseil général, et  de l'inscrire dans un projet d'avenir, alliant sincérité budgétaire, respect de nos compétences et anticipation des besoins des Valdoisiens pour demain.

Tenir cet objectif a été, tout au long de 2012, un véritable défi, tant certaines annonces sont venues fragiliser nos efforts. A titre d’exemples, le gouvernement qui annonce en décembre 2012 une revalorisation du Revenu de Solidarité Active de 10% sur cinq ans, sans même se donner la peine d'indiquer les moyens de financement qui permettraient aux départements d'assumer cette nouvelle et coûteuse charge.

Cette dépense supplémentaire viendra encore alimenter une situation explosive : en 2012, le reste à charge des départements pour le RSA avoisinait 1,7 milliards d'euros, dont 46,8 millions d'euros pour le seul Val d'Oise, soit 33% du montant total de l'allocation RSA versée.

Puis est intervenue fort brutalement la décision du 12 février 2013,  par laquelle l’Etat nous administrait une nouvelle potion amère. Par une baisse cumulée des dotations en 2014 et 2015, de 4,5 milliards d'euros, le Gouvernement démontrait qu’il faisait bien peu de cas des services publics territoriaux et faisait une nouvelle fois supporter par d’autres les efforts qu’il se refuse à assumer lui-même.

Oserais-je ici relater l'ambiance de fronde anti-gouvernementale dont nous avons été témoins lors de l'Assemblée Générale de l'Assemblée des Départements de France en ce début de semaine? Relèverais-je ici les nouvelles déclarations sans équivoque de Claudy Lebreton, son président, socialiste pourtant, appelant de toute urgence à la mise en place du mécanisme de compensation des trois allocations APA, PCH et RSA? Pour reprendre une métaphore cycliste abondamment utilisée lors de cette Assemblée Générale, ces évolutions sont vitales, sous peine de pousser à l'abandon nombre de nos collectivités dès les premiers cols du tour de France des départements.

Les clivages droite-gauche n'ont plus vraiment cours à ce sujet, et je m'en réjouis.

Cette année 2012 a donc été parsemée d'embûches. Mais le cap de l’exécution budgétaire a été tenu.

2012 fut l'occasion pour l'agence de notation Fitch de saluer notre effort vigoureux vers le "sérieux budgétaire". Alors que la politique menée entre 2008 et 2011 avait précipité le Val d'Oise dans les abîmes du classement des départements les plus endettés de France, avec un accroissement de l'encours de dette de 62%, Fitch nous attribuait la note AA- perspective stable dès juillet 2012. En substance, il était indiqué "des fondamentaux économiques solides, une gestion financière de qualité", et ce en dépit d'un "profil budgétaire moyen et d'un niveau d'endettement élevé".

Ainsi donc, soucieux d'assainir les finances départementales, l'encours de la dette en 2012 n'a augmenté que de 0,14%, tandis que la capacité de désendettement du Val d'Oise est tombée de 43,6 ans en 2009 à 13,6 ans en 2012.

Le nouveau classement des départements les plus endettés de France publié par un célèbre hebdomadaire cette semaine montre que nous avons quitté le podium des mauvais élèves que nous occupions, nous nous classons désormais 9ème. Ce n’est pas encore Byzance mais je suis désolé, je n’ai pas de baguette magique.

Parallèlement, le résultat net cumulé de l'année 2012 est excédentaire et s'établit à 23,68 millions d'euros. Cela est d'autant plus significatif que dans le même temps le produit des DMTO a chuté de 18%, représentant plus de 30M€ de recettes en moins pour le Conseil Général. J'appuierai mon propos en évoquant une recette souvent minorée, celle de la TIPP, qui a baissé de 12%, soit un manque à gagner de près de 12 millions d'euros.

De surcroît, grâce à notre plan d'économies adopté avec l'objectif de défendre les compétences fondamentales du département, les dépenses de fonctionnement, hors action sociale, baissent de 2,7% par rapport à l'exercice 2011. Je devance ici les allégations que se feront fort de porter nos amis de l'opposition : sachez que les dépenses sociales ont cru de 4% en 2012. Voila qui prouve que, contre vents et marées, nos administrés les plus fragiles sont encore et toujours au cœur des préoccupations de notre politique départementale de soutien dans la crise.

Une fois encore, le "sérieux budgétaire", formule revendiquée par François Hollande lui-même, mais avec moins de bonheur que nous je dois dire, le "sérieux budgétaire" fait ses preuves, dans un contexte tourmenté: soulignons encore que les dépenses de fonctionnement liées aux compétences transférées sont en hausse de 3,2% tandis que les compensations qui nous ont été affectées pour pallier cet alourdissement de charges n'ont, elles, augmenté que de 0,7%. Nouvelle et triste illustration de l'impasse que nous décrivions tout à l'heure.

Pour autant, je le répète, nous n’avons pas baissé les bras, nous n’avons pas démissionné, et nous obtenons des résultats. Comme le disait Jaurès dont la conscience de l'intérêt commun devrait tous nous irriguer, de part et d'autre de cette assemblée, "c'est à nous de fatiguer le doute du peuple par la persévérance de notre dévouement ". Nous y travaillons.

Protéger les Valdoisiens, c'est notre engagement sans cesse renouvelé. Sincérité budgétaire et vérité au service d'une ambition pour le Val d'Oise, voila les principes qui président à notre navigation dans la tempête. Le travail de 2012 ne s'arrêtera évidemment pas un milieu du gué. J'en veux pour preuve la continuité, en 2013, de la politique menée en 2012. Elle traduit les mêmes exigences dans la mise en place du budget et le rôle central du département à tous les niveaux.

Ainsi, l'accès et le retour à l'emploi, avec par exemple notre dispositif EVA plus efficace semble t-il que l'usine à gaz des emplois d'avenir. La promotion économique du Val d'Oise, les liens prégnants unissant le tissu de l'enseignement supérieur à son département seront renforcés dans la continuité du plan stratégique du développement économique et de l'emploi mené en 2012. De même, l'insertion professionnelle, la protection des personnes âgées et de l'enfance, le tourisme, le développement durable, l'éducation, l'égalité des chances, le handicap ou l'investissement technologique continueront à fonder la vision et le cap de notre politique, nous ne transigerons pas.

Dans cette lignée, l'enveloppe consacrée aux dispositifs d'aides aux communes sera majorée en 2013 de 7%, grâce à la bonne tenue de nos comptes 2012. Il s'agit là d'un signal fort envoyé aux communes du département. Nous ne les délaissons pas dans l'épreuve de la crise. Le Conseil Général est, et sera, à leurs côtés, construisant l'avenir prometteur d'un département au cœur du Grand Paris. Quelle ne fut donc pas ma surprise de lire mardi un communiqué du groupe d'opposition, spécialiste tout-terrain comme chacun sait de la mesure et de la modération, nous annonçant la baisse de l'aide aux communes. Je viens de faire, à cette heure, s'il en était encore besoin, la démonstration du contraire.

Je voudrais par ailleurs préciser à M. Vaillant que si nous faisons en sorte d'épargner "2 francs 6 sous", selon ses propres dires, que les contribuables sauront d’ailleurs sûrement apprécier à leur juste valeur, c'est bien dans l'optique de mettre sur pied quantité de nouveaux projets en dégageant des marges d’investissement. Projets qu’il semble, à moins de faire profession de mauvaise foi, difficile d’ignorer. L'Avenue du Parisis, Monsieur Vaillant, dont les échéances se rapprochent, rassurez-moi, vous connaissez ? Le SDAN aussi ? Avez-vous au moins remarqué le chantier de la MDPH, quand vous vous rendez sur le campus du Conseil général ? Je citerais encore le dossier des berges de Seines enfin sorti de sa léthargie… Voilà autant de dossiers qui sont autant de projets d’importance majeure portés à bout de bras par cette majorité. Au prix de « 2 francs 6 sous », sans doute. Nous faisons nos choix.

Protéger et servir, sérieux et sincérité, voilà résumées les grandes lignes de notre gestion en 2012 que M. Seimbille détaillera davantage dans quelques instants. Vous pourrez donc constater via ce compte administratif la parfaite exécution du budget, fruit du travail en commun de l'exécutif et des services.

Arnaud Bazin

NB : seul le prononcé fait foi.

 

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