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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 13:27

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Hier soir s’est ouvert la 25éme édition du Festival Baroque de Pontoise avec un magnifique concert en l’église Notre Dame. « L’infini désir d’un autre monde » est le thème de cette édition qui nous convie à voyager avec des musiques anciennes d’orient et d’occident interprétées par des musiciens de qualité dont certains manifestent à nouveau leur fidélité au Festival de Pontoise.

Dans une église merveilleusement mise en valeur à l’issu des travaux de réhabilitation, mais également dans d’autres lieux sacrés ou non, ce sont une vingtaine de rendez-vous qui sont proposés aux amateurs de belle musique et le festival va, une nouvelle fois, rayonner largement autour de Pontoise  avec des concerts ou opéras, musiques, chants et danses sont  à l’honneur .

Bon anniversaire au Festival Baroque de Pontoise et merci à Patrick LHOTELLIER, son directeur artistique, Jean KIRCHHOFFER, son président, mais également à toute l’équipe et aux bénévoles qui se mobilisent pour nous offrir cet évènement musical de grande qualité dont vous pouvez trouver la programmation à l’adresse suivante : http://www.festivalbaroque-pontoise.fr

 

 

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 10:13

Ce lundi 13 septembre se réuni la Commission permanente (CP) du Conseil général et vendredi 24, ce sera la rentrée de l’Assemblée départementale dans sa composition plénière.

A l’ordre du jour de la CP, de nombreux dossiers, mais pas de délibération concernant les contrats départementaux avec les communes. Et pour cause ! Nous avions dénoncé lors de la CP du 5 juillet dernier l’incompétence de celle-ci pour la validation des contrats de quelques communes. L’assemblée départementale s’étant précédemment clairement désignée comme seul compétente en la matière, et devant le refus de la présidente de séance d’entendre notre réclamation, nous avons saisi le Préfet du Val d’Oise pour dénoncer l’irrégularité de la procédure. Nous sommes dans l’attente de la position de Monsieur le Préfet tout comme sur une autre délibération qui fixe les modalités de l’attribution des subventions aux collectivités et syndicats pour les dossiers labélisés développement durable.

S’agissant des contrats départementaux exigés par le président Arnal et le groupe socialiste pour l’octroi de subventions aux collectivités, force est de constater que les engagements ne seront pas tenus. Nous avions dénoncé la lourdeur du dispositif et son caractère inéquitable lors des débats qui ont précédé le vote du 15janvier dernier. A ce jour, seuls 12 contrats ont été adoptés par les instances, dont 6 par la CP que nous jugeons incompétente, alors qu’au bout du compte ce seront près de 300 contrats qui devront être examinés et votés avec les 185 communes, les communautés de communes et d’agglomération et enfin les syndicats. Résultat : depuis mars 2008 et la gestion socialiste du Val d’Oise, il n’y a pratiquement pas de projets nouveaux que les communes ont pu lancer avec le soutien du département et les seules subventions versées depuis cette date ne sont que l’exécution des délibérations votées avant mars 2008 sous la gouvernance U.V.O.

Dans le même temps, les finances du Conseil général se dégradent, l’endettement tend à atteindre la masse budgétaire annuelle du département (+ 65% en 3 ans), les charges de fonctionnement progressent plus rapidement que les recettes sans que des mesures portant sur le fonctionnement même de l’institution ne soient prises. Et pourtant la communication du président se contente de faire croire que tout est de la faute de l’Etat, que les collectivités n’ont jamais été autant soutenues dans leurs investissements, que les associations reçoivent des subventions d’un niveau jamais atteint…

Dormez tranquille, nous veillons sur vos intérêts…. Oui mais le réveil sera malheureusement difficile.

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 23:42

Rentré de congés, je réactive mon blog en espérant que chacun aura pu trouver la détente, le repos et les activités estivales qu'il recherchait durant cet été.

La rentrée c'est bien entendu pour les plus jeunes les retrouvailles scolaires et universitaires et pour les actifs la reprise de l'activité professionnelle. Espoir pour ceux qui sont en recherche d'emploi, les chiffres annoncés du chômage nous laissent espérer qu'ils seront de moins en moins nombreux d'ici quelques mois. Mais la rentrée, c'est aussi sur le plan politique la traditionnelle succession des grèves automnales, spécialité bien française que nos voisins ne nous envient guère. Le sujet qui mobilise, et c'est bien naturel, c'est la réforme des retraites. Je ne vais pas m'étendre ici sur le sujet souhaitant toutefois que chacun porte une attention particulière, au delà des clivages politiques traditionnels et de son cas personnel, sur ce qui est en jeu. Il s'agit bien entendu de ce que nous allons devoir accepter pour nous mêmes, mais surtout de ce que nous devons accepter pour garantir une retraite à ceux qui entrent dans la vie active aujourd'hui. Il est bien légitime de souhaiter des aménagements au projet de loi présenté à compter d'aujourd'hui à l'Assemblée nationale, mais sans toutefois en faire un combat politique de pouvoir et dans la mesure où ces aménagements permettent d'assurer l'essentiel : le financement d’une retraite garantie et équitable pour tous.

Quoi de neuf dans le Val d’Oise... ? Une chose est sûre : l’outrance de sa communication et la manipulation politique de la gouvernance socialiste du département est toujours bien présente. J’aurai l’occasion d’y revenir très prochainement, mais dans l’attente, je vous invite à la lecture de notre tribune sur le blog de l’UVO en cliquant sur le lien ci-dessous.

Bonne rentrée à tous.

 

 

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 09:05

Le mois d’août est traditionnellement un mois où la France se met en veille. Plus de réunion de conseil ou d’assemblée avant la reprise en septembre, les familles occupent leurs enfants jusqu’à la rentrée des classes et nombreux sont ceux qui sont en vacances et se reposent d’une année chargée. Je vais donc mettre également mon blog en veille et je ne publierai d’article pendant cette période que le sujet impose une réaction immédiate.

Avant cela, je tiens à informer mes lecteurs, que je remercie de leur fidélité,  que le groupe UVO a déposé un recours auprès du Préfet du Val d’Oise concernant le vote en Commission permanente d’un certains nombre de contrats départementaux. En effet, la délibération du 15 janvier dernier prévoit expressément que ces contrats doivent être votés par l’Assemblée départementale, où siègent l’ensemble des conseillers généraux. Il en est de même s’agissant du vote relatif aux conditions d’attribution des contrats départementaux du volet « environnement et développement durable ». Il ne pouvait être soumis au vote de la Commission permanente, où ne siègent qu’une partie des conseillers généraux, car il ne correspond pas aux compétences que l’Assemblée départementale lui a transférées. De fait, notre groupe n’a pas participé aux votes concernés et nous attendons la position de Monsieur le Préfet.

Concernant plus généralement les contrats départementaux que sollicitent les communes au fur et à mesure, nous sommes bien conscients que les maires n’ont pas d’autres solutions que de passer par les fourches caudines imposées par la majorité socialiste départementale s’ils veulent recevoir des subventions, même réduites par rapport à celles qu’ils pouvaient se voir octroyées par le passé. Nous participons aux différentes auditions des maires et aux réunions de la commission de suivi et nous voyons bien comme il est difficile pour ces communes de finir de payer les investissements engagés avant le 31 décembre dernier et de lancer de nouveaux travaux ne serait-ce que pour assurer la sécurité des écoles et des routes. Contrairement à ce qui a été exposé par le président Arnal lors du vote de janvier dernier, les défenseurs de ce contrat ne se privent plus de reconnaître qu’il a été mis en œuvre pour réduire le concours financier du Département, car il n’en a plus les moyens. Rappelons-nous que le président Arnal avait affirmé, et écrit, que ce dispositif représente une augmentation de 12% du soutien apporté aux communes et syndicats. Les maires qui auront de la mémoire sauront, je l’espère, se le rappeler !

Pour conclure, je veux donc vous souhaiter de bonnes vacances, avec une pensée particulière pour ceux de nos compatriotes qui ne peuvent partir pendant leurs congés,  et j’espère vous retrouver, plus nombreux encore, à la rentrée.

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 09:41

Toutes les occasions sont bonnes pour faire croire que l’Etat serait le seul responsable des difficultés que rencontre aujourd’hui notre département.  Ainsi, sous prétexte que l’Etat n’aurait pas compensé à hauteur de 120 millions d’euros le coût des compétences transférées depuis 2004, Didier Arnal et sa pseudo majorité, en apparence unie pour la circonstance, tente de faire croire que c’est la faute de l’Etat si les finances du département ne lui permettent plus de financer les projets communaux, de maintenir le niveau de soutien que nous apportions au monde associatif, sportif en particulier, ou aux structures culturelles et de loisirs, de poursuivre la numérisation des collèges à l’image de ce que nous avons réalisé à Goussainville, de garantir le bon entretien de nos voiries…

Alors posons-nous les simples questions suivantes :

Si cette situation remonte à 2004, comment expliquer que ce qui était possible sous la gouvernance de l’UVO, entre 2004 et 2008, ne l’est plus depuis que les socialistes sont en charge de notre département ?

Comment justifier que les bons équilibres financiers, relevés par la Cour régionale des comptes courant 2008, soient à ce point dégradés 2 ans plus tard, si ce n’est parce que le dogme et l’idéologie ont remplacé le bon sens ?

Pourquoi notre département est à ce point endetté (+60% entre 2007 et 2010) depuis que Monsieur Arnal, une minorité d’élus socialistes et communistes + Monsieur Daviot, constituent une majorité de circonstance dont tout le monde est bien conscient qu’elle est fortement divisée ?

Pourquoi est-il autant indispensable de financer d’incessantes et coûteuses campagnes de communication pour faire de chaque petite manifestation un évènement majeur ? A titre d’exemple la signature d’un contrat avec une commune fait aujourd’hui l’objet d’un carton d’invitation et d’une manifestation. Le Président doit regretter qu’elle ne passe pas au 20h de TF1 ou de France2.

La réalité de tout ceci est simple :

·         une absence de réelle majorité qui masque son incapacité à gérer par un quasi matraquage publicitaire ;

·         un calendrier politique (élections cantonales de 2011, mais également et surtout sénatoriales fin 2011 et législatives en 2012) qui oblige les protagonistes et adversaires à cohabiter pour exister ;

·         un cabinet omniprésent qui rend difficile la gestion cohérente et ordonnée des services et de leurs priorités, par ailleurs mal définies ;

·         la volonté de certains vice-présidents d’imprimer rapidement les actions du département d’un sceau idéologique pour satisfaire un électorat, ce à quoi nous nous sommes toujours refusé;

·         une incapacité à conserver au département le rôle de partenaire privilégié des collectivités locales qu’il a toujours été par le passé ;

Alors, pour masquer toutes ces faiblesses, il faut « faire croire » et c’est tout l’objet de la médiatisation tout azimuts.

Gageons qu’elle finira par lasser et que le vernis tombé, la réalité sera bien visible. Pour le Département et surtout pour les Valdoisiens, il ne faudrait pas qu’il soit trop tard !

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 08:50

C’est à Garges-Lès-Gonesse que s’est réuni hier soir le Comité départemental de l’UMP. Dans un premier temps, le Ministre du travail, Eric Woerth, a présenté le projet de réforme des retraites et a répondu à toutes les questions posées par les délégués présents. Cet exposé, clair et documenté, balaye toutes le critiques faites, par les socialistes en particulier qui, bien que conscients de la nécessité de réformer le système pour ne pas le voir disparaître, font de l’obstruction démagogique à la veille des prochaines échéances électorales de 2011 et surtout de 2012. Gageons que si par malheur ils devaient assurer la gouvernance nationale, ils ne reviendraient pas sur cette réforme indispensable, pas plus que sur nombre d’autres réformes mises en œuvre depuis 3 ans par ce gouvernement. Certains critiqueront la méthode, je suis moi-même par exemple agacé de voir que la réforme des collectivités territoriales se prépare sous couvert d’un combat d’influence entre le Sénat et l’Assemblée nationale alors que les élus de terrain directement concernés que nous sommes n’ont pas réellement été consultés. Mais laisser croire que nos retraités pourront toucher pendant près de 20 ans une retraite permettant de vivre décemment en faisant peser le poids de celle-ci sur une population active qui proportionnellement diminue n’est pas raisonnable. Au terme de son exposé, le Ministre Eric Woerth est reparti sous les acclamations et avec le soutien des délégués.

Le second et important point qui a été examiné par le Comité départemental concerne les premières investitures en vue des élections cantonales de mars 2011. Dix neuf cantons sont à renouveler pour trois ans et neuf candidats UMP ou non-inscrits ont d’ores et déjà reçu l’investiture de l’UMP :

·         Argenteuil ouest        Xavier Péricat                      (sortant Alain Leikine PS)

·         Beaumont-sur-Oise   Arnaud Bazin                       (conseiller général sortant)

·         Franconville               Marie-Christine Ciavecchi   (sortant Gérard Sébaoun PS)

·         Garges est                 Maurice Lefevre                  (sortant Hussein Mokhtari PS)

·         Herblay                      Patrick Barbe                       (conseiller général sortant)

·         Marines                     Jean Pichery                         (conseiller général sortant)

·         Sannois                      Marie-Evelyne Christin        (sortant Christophe Dulouard PS)

·         Sarcelles Nord-est     Jacques KAS                         (sortant Youri Mazou-Sacko PS)

·         Viarmes                     Daniel Desse                        (conseiller général sortant)

Nous les félicitons, leur apportons notre soutien et leur souhaitons la victoire en mars prochain.  

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 11:22

Voici le communiqué publié sur le blog du groupe UVO à la suite du vote des subventons aux clubs sportifs Valdoisiens :

 

têtière blog UVO

Le vice-président chargé des sports avoue des "décisions débiles"

Le Conseil général a réformé en 2009 le dispositif de soutien au sport de haut niveau. L'objectif annoncé : concentrer les moyens afin de contenir la trop grande dispersion des clubs de haut niveau dont souffre notre département. L'ambition était louable et a obtenu l'accord des élus du groupe "Union pour le Val d'Oise".

 

Mais, l'application stricte et sans analyse qui est faite de ce dispositif révèle beaucoup d'effets pervers : 19 clubs (sur 52) ne sont plus labellisés, voient leur subvention amputée de 60% dès cette année et devenir nulle à terme.  Par ailleurs, des disciplines importantes sont sacrifiées avec cette réforme dont la boxe, le cyclisme ou le volley. Des villes sont particulièrement pénalisées. C'est le cas notamment d' Argenteuil, ville longtemps dynamique sur le plan sportif, qui voit la moitié de ses clubs de haut niveau disparaître.

 

Lors de la séance du 25 juin, les élus du groupe "Union pour le Val d'Oise" ont adopté dans leur majorité la délibération attribuant les labels et subventions afin de ne pas priver les clubs retenus. Ils ont néanmoins relayé l'inquiétude et les réserves que suscitaient ce nouveau dispositif chez les sportifs. Ils ont ainsi interpellé le vice-président chargé des sports et obtenu des corrections importantes, trouvant sur cette demande l'approbation d'autres conseillers généraux de la majorité de gauche, dont M. Daviot.

 

En réponse, M. Demaret a "sorti du chapeau" quelques mesures manifestement improvisées sur le moment. Elles vont dans le bon sens mais restent de portée très limitée et ne prennent  en aucun cas en compte l'étendue et la gravité du problème.

 

Mais rebondissement : avant-hier, lors d'une interview télévisée, M. Demaret qualifie les décisions qu'il a lui même prises et annoncées, de "décisions débiles". Il renvoie au mois de septembre de nouvelles décisions, sans apporter aucune précision sur leurs objectifs et contenu.

 

Les propos de M. Démaret montrent au grand jour ce que le monde sportif sait depuis longtemps : le vice-président chargé de ces questions se moque d'eux et de leurs problèmes.

 

Les élus du groupe UVO considèrent que le vice-président chargé des sports s'est disqualifié. En 2 ans et demi, il a largement montré son désintérêt et son inaptitude à mener à bien sa mission. Il a en plus perdu la confiance des clubs et associations sportives si on en croit les critiques régulièrement formulées par le monde sportif. Dés lors, les élus du groupe UVO demande la démission immédiate de M. Démaret de son poste de vice président chargé des sports.

 

Ils demandent au président du Conseil général de clarifier immédiatement une situation devenue intenable pour les clubs et associations sportifs qui s'interrogent aujourd'hui sur leur avenir.

 

Cette situation ne peut pas attendre le mois de septembre et de prochaines "décisions débiles".

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 23:24

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Beaucoup de Valdoisiens se sont émus du goût douteux et du fiasco de l’opération « Barbie bulle » qui s’est déroulée à Enghien il y a quelques semaines. Je n’y reviens pas et vous renvoie à mon article du 14 juin sur le sujet. Dans le cadre du « Grand pari de l’art contemporain » d’autres manifestations semblent maintenant gêner le Président Arnal et sa majorité socialiste. Ainsi, l'exposition « Vide ton sac » de l’artiste Pierre Klein, qui devait s’ouvrir à Montmorency le 25 juin dernier, a totalement disparu du programme et de tous les blogs et autres sites que l’on peut consulter sur le sujet.  Si l’on s’en tient à la version officielle, l’annulation de dernière minute de cette exposition serait due à une impossibilité de présenter les photos de l’artiste dans la salle Lucie Aubrac réservée à cet effet. Qui pourra nous laisser croire qu’alors que l’exposition était inscrite dans le programme du Grand Pari de l’art contemporain, que la communication et les invitations étaient parties, que l’artiste devait être présent et que les petits fours étaient commandés…  qui pourra nous faire croire que la raison de l’annulation, largement passée sous silence, est due à un problème de salle de dernière minute. Il est plutôt vraisemblable que cette annulation est une des conséquences de l’échec et de la réaction provoqués par l’opération « Barbie bulle », qui gêne beaucoup de conseillers généraux de la majorité qui soutient Didier Arnal. Quel gâchis !

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 23:24

La contractualisation, votée le 15 janvier dernier par le groupe socialiste, est un passage obligé pour les communes qui ont besoin du soutien financier du Conseil général pour réaliser leurs investissements. Les maires, dans leur grande majorité, ont manifesté leur désaccord sur ce nouveau dispositif qui réduit considérablement, quoi qu’en dise le président Arnal, le soutien du Département aux communes. Ils n’ont cependant pas le choix s’ils veulent bénéficier de subventions et c’est, sans pour autant valider le dispositif, que certains d’entre eux ont sollicité la signature d’un contrat départemental. Notre groupe, qui n’a pas voté le dispositif, a réussi cependant à en diminuer les effets notamment au profit des petites communes. Il n’en reste pas moins que nous restons farouchement opposé au dispositif. Voici le texte de l’intervention que j’ai faite au nom du groupe UVO lors de la séance du 25 juin au cours de laquelle étaient soumis au vote les 6 premiers contrats.

 

Monsieur le président,

 

A l'occasion de cette séance du 24 juin 2010, sont proposés au vote de l'assemblée départementale les contrats départementaux pour les communes suivantes :

·         Commune de Moussy

·         Commune de Champagne-sur-Oise

·         Commune de Cergy

·         Commune de Soisy-sous-Montmorency

·         Commune de Margency

·         et enfin commune d'Aincourt

 

Vous le savez, notre groupe n'a pas voté ce dispositif de contrat départemental qui est une véritable remise en cause de la solidarité départementale vers les communes que nous avions mis en place.

 

Lors des débats qui ont précédé le vote du 15 janvier dernier, nous avons clairement reconnu que les dispositifs votés au fil des années pour aider les communes à financer leurs équipements méritaient d'être réexaminés. En particulier, nous avions fait des propositions pour permettre de les adapter à la situation économique générale, pour y intégrer la nécessaire prise en compte de critères liés au développement durable et des priorités fixées par le Conseil général et enfin pour  permettre un rééquilibrage de ce soutien financier à la diversité économique et d'équipement des territoires.

 

Ce que nous contestons le plus, c'est la notion d'enveloppe qui retire aux collectivités l'autonomie du calendrier de mise en œuvre de leurs programmes. Il faut en effet que la commune, pour lui permettre de financer sa propre contribution aux projets, cale son programme d'investissement à cette enveloppe ce qui peut l'obliger à réduire son programme.

 

Ce que nous contestons, ce sont les critères de la bonification qui pèsent injustement et sans distinction aucune sur certaines communes. Ainsi, à titre de simple exemple, une petite commune qui compte quelques gros revenus peut se voir attribuer une bonification réduite sans qu'elle doive cependant être classée dans les communes particulièrement riches.

 

Ce que nous contestons, c'est en particulier que les travaux de voirie sur les routes communales n'aient pas été sorti du dispositif, alors le ratio « habitant/richesse/km de voies communales » est disparate sur le département. Les petites communes n'auront plus les moyens d'entretenir convenablement leur réseau ou devront sacrifier d'autres investissements pour cela. De même, il n'est toujours pas précisé si les opérations ANRU sont comptablement inclues dans le contrat.

Ce que nous contestons, c'est l'insuffisance manifeste de l'enveloppe destinée au financement des investissements en matière d'environnement et d'enfouissement des réseaux. Ceci illustre bien la différence qu'il y a entre votre volonté affirmée de faire du Val d'Oise un éco-département et les moyens que vous êtes prêts à y consacrer.

 

Ce que nous contestons, c'est que ce contrat puisse avoir un effet rétroactif sur les délibérations antérieures puisque des subventions déjà accordées sont intégrées dans l'enveloppe des communes selon que les travaux aient été effectués ou non avant le 31 décembre 2009 ou que les situations intermédiaires aient ou non été produites avant cette date. A ce sujet, nous serons attentifs à la comparaison qui devra être faite pour mesurer pourquoi et comment certaines communes ont pu bénéficier de ce point particulier et donc d'une éventuelle information avant le vote du 15 janvier. Vous nous avez promis, en commission permanente et dans le cadre de la commission spéciale de nous fournir rapidement le détail des subventions d'équipement versées aux communes depuis le 1er janvier avec leur ventilation entre celles qui sont hors contrat et celle qui ne le sont pas, nous vous remercions de nous fournir rapidement ces informations dont vous disposez.

 

Ce que nous contestons, c'est que les communes puissent se voir priver de 20 ou 35% de l'enveloppe annoncée au profit des communautés de communes ou d'agglomération sans qu'elles puissent le décider par elles-mêmes. Que le département prenne en compte le besoin spécifique des intercommunalités n'est en soit pas critiquable, mais que les EPCI concernés décident seuls de l'amputation de l'enveloppe des communes pour ensuite utiliser ces fonds indifféremment sur tel ou tel territoire de sa compétence n'est pas acceptable. Des dispositifs ouverts aux intercommunalités, en fonction des compétences transférées par les communes, auraient été bien préférables. 

 

Ce que nous contestons pour conclure, même si je pourrai évoquer encore d'autres raisons qui militent pour l'abandon de ce dispositif, c'est qu'il est bien souvent inapplicable sans que la dérogation ou son aménagement n'ait besoin d'être examiné au sein de la commission spéciale, ce qui laisse présager d'un arbitraire et donc d'une réelle injustice.

 

Pour toutes ces raisons, et d'autres qui ne vont pas manquer de nous apparaître au fur et à mesure que les communes vont apprécier l'ampleur de la réduction du soutien du département, notre groupe fait le choix de ne pas voter contre la signature les contrats départementaux déposés par les maires. Ces derniers non pas d'autre alternative pour percevoir le premier euro pour les 4 ans qui viennent et il ne nous appartient pas de remettre en cause leur choix.

 

Par contre nous nous abstiendrons sur l'ensemble de ces délibérations pour marquer notre profond désaccord sur ce contrat et regretter que la majorité socialiste ait ainsi réduit, par pure doctrine politique, le soutien financier du département aux communes, ce que majoritairement elles déplorent.

 

Le groupe UVO.

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 23:09

Vendredi matin, le compte administratif sera présenté et soumis au vote de l’assemblée départementale. N’en doutons pas, nous aurons le discours habituel de la majorité socialiste qui va justifier des difficultés financières par l’insuffisante compensation par l’Etat des compétences transférées. S’il est vrai que les départements ont aujourd’hui de réelles difficultés pour assurer l’évolution des dépenses de solidarités : RSA  (Revenu de Solidarité  Active), APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) et PCH (Prestation de Compensation du Handicap) en particulier, il ne faut pas oublier, comme le fait volontairement le président Arnal, que le premier des transferts non totalement compensé, l’APA, l’ a été par le gouvernement socialiste de Monsieur Jospin sans que cela ait été alors critiqué par les socialistes Valdoisiens aujourd’hui en charge de la gouvernance départementale. Rappelons également que lorsque notre groupe était aux  affaires, nous avons toujours su intégrer des charges bien supérieures aux compensations de l’Etat, pour la gestion des collèges ou de certaines voiries par exemple. Rappelons également que nous avons financé de grandes infrastructures ou équipements qui ne relevaient pas de la compétence du conseil général comme par exemple l’université ou des grandes écoles, la liaison routière entre Roissy et Cergy…  Le discours de la « facture » impayée par l’Etat est martelé pour masquer l’inconséquence que cette pseudo-majorité manifeste dans la gestion des finances départementales. Cette inconséquence pèse déjà lourdement dans le soutien du département aux communes pour le financement de leurs équipements. La contractualisation qui se met en place (6 premiers contrats vont être proposés au vote vendredi) est l’illustration de ce retrait. Présenté comme une garantie apportée aux communes, ce dispositif est bien une remise en cause de la solidarité exemplaire que nous avions souhaitée et maintenue pour les communes. Ce dispositif est tellement compliqué et injuste que la commission de mise en œuvre passe son temps à tenter de régler des cas particuliers au fur et à mesure qu’arrivent les demandes des communes. Ici les annuités d’emprunts pour le financement d’équipements scolaires, là certains équipements qui sont considérés comme ne relevant pas de la contractualisation compte tenu de leur caractère particulier, sans parler des difficultés à croiser ce dispositif avec les contraintes des autres contrats (ruraux, régionaux, aménagement de village) et en particulier pour adapter les calendriers de paiement. Reste encore en suspens les opérations ANRU, la difficulté pour les petites communes à réaliser les travaux sur les voiries dont ils ont la charge…  La doctrine est passée par là, elle remplace le bon sens et la décision basée sur l’opportunité et l’efficacité. Elle enferme enfin les collectivités et les maires qui ne disposent plus de l’autonomie pour décider de la planification de leurs projets et les contraignent à revenir sur certains de leurs engagements. Ce compte administratif 2009 et les premiers contrats départementaux remettent sérieusement en cause le dynamisme que nous avions soutenu depuis plus de quarante ans au service du Val d’Oise et des Valdoisiens. Il faudra s’en souvenir quand viendra le moment de valider ou de censurer cette politique.

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