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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 23:24

Vide-ton-sac-copie-2.jpg

Beaucoup de Valdoisiens se sont émus du goût douteux et du fiasco de l’opération « Barbie bulle » qui s’est déroulée à Enghien il y a quelques semaines. Je n’y reviens pas et vous renvoie à mon article du 14 juin sur le sujet. Dans le cadre du « Grand pari de l’art contemporain » d’autres manifestations semblent maintenant gêner le Président Arnal et sa majorité socialiste. Ainsi, l'exposition « Vide ton sac » de l’artiste Pierre Klein, qui devait s’ouvrir à Montmorency le 25 juin dernier, a totalement disparu du programme et de tous les blogs et autres sites que l’on peut consulter sur le sujet.  Si l’on s’en tient à la version officielle, l’annulation de dernière minute de cette exposition serait due à une impossibilité de présenter les photos de l’artiste dans la salle Lucie Aubrac réservée à cet effet. Qui pourra nous laisser croire qu’alors que l’exposition était inscrite dans le programme du Grand Pari de l’art contemporain, que la communication et les invitations étaient parties, que l’artiste devait être présent et que les petits fours étaient commandés…  qui pourra nous faire croire que la raison de l’annulation, largement passée sous silence, est due à un problème de salle de dernière minute. Il est plutôt vraisemblable que cette annulation est une des conséquences de l’échec et de la réaction provoqués par l’opération « Barbie bulle », qui gêne beaucoup de conseillers généraux de la majorité qui soutient Didier Arnal. Quel gâchis !

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 23:24

La contractualisation, votée le 15 janvier dernier par le groupe socialiste, est un passage obligé pour les communes qui ont besoin du soutien financier du Conseil général pour réaliser leurs investissements. Les maires, dans leur grande majorité, ont manifesté leur désaccord sur ce nouveau dispositif qui réduit considérablement, quoi qu’en dise le président Arnal, le soutien du Département aux communes. Ils n’ont cependant pas le choix s’ils veulent bénéficier de subventions et c’est, sans pour autant valider le dispositif, que certains d’entre eux ont sollicité la signature d’un contrat départemental. Notre groupe, qui n’a pas voté le dispositif, a réussi cependant à en diminuer les effets notamment au profit des petites communes. Il n’en reste pas moins que nous restons farouchement opposé au dispositif. Voici le texte de l’intervention que j’ai faite au nom du groupe UVO lors de la séance du 25 juin au cours de laquelle étaient soumis au vote les 6 premiers contrats.

 

Monsieur le président,

 

A l'occasion de cette séance du 24 juin 2010, sont proposés au vote de l'assemblée départementale les contrats départementaux pour les communes suivantes :

·         Commune de Moussy

·         Commune de Champagne-sur-Oise

·         Commune de Cergy

·         Commune de Soisy-sous-Montmorency

·         Commune de Margency

·         et enfin commune d'Aincourt

 

Vous le savez, notre groupe n'a pas voté ce dispositif de contrat départemental qui est une véritable remise en cause de la solidarité départementale vers les communes que nous avions mis en place.

 

Lors des débats qui ont précédé le vote du 15 janvier dernier, nous avons clairement reconnu que les dispositifs votés au fil des années pour aider les communes à financer leurs équipements méritaient d'être réexaminés. En particulier, nous avions fait des propositions pour permettre de les adapter à la situation économique générale, pour y intégrer la nécessaire prise en compte de critères liés au développement durable et des priorités fixées par le Conseil général et enfin pour  permettre un rééquilibrage de ce soutien financier à la diversité économique et d'équipement des territoires.

 

Ce que nous contestons le plus, c'est la notion d'enveloppe qui retire aux collectivités l'autonomie du calendrier de mise en œuvre de leurs programmes. Il faut en effet que la commune, pour lui permettre de financer sa propre contribution aux projets, cale son programme d'investissement à cette enveloppe ce qui peut l'obliger à réduire son programme.

 

Ce que nous contestons, ce sont les critères de la bonification qui pèsent injustement et sans distinction aucune sur certaines communes. Ainsi, à titre de simple exemple, une petite commune qui compte quelques gros revenus peut se voir attribuer une bonification réduite sans qu'elle doive cependant être classée dans les communes particulièrement riches.

 

Ce que nous contestons, c'est en particulier que les travaux de voirie sur les routes communales n'aient pas été sorti du dispositif, alors le ratio « habitant/richesse/km de voies communales » est disparate sur le département. Les petites communes n'auront plus les moyens d'entretenir convenablement leur réseau ou devront sacrifier d'autres investissements pour cela. De même, il n'est toujours pas précisé si les opérations ANRU sont comptablement inclues dans le contrat.

Ce que nous contestons, c'est l'insuffisance manifeste de l'enveloppe destinée au financement des investissements en matière d'environnement et d'enfouissement des réseaux. Ceci illustre bien la différence qu'il y a entre votre volonté affirmée de faire du Val d'Oise un éco-département et les moyens que vous êtes prêts à y consacrer.

 

Ce que nous contestons, c'est que ce contrat puisse avoir un effet rétroactif sur les délibérations antérieures puisque des subventions déjà accordées sont intégrées dans l'enveloppe des communes selon que les travaux aient été effectués ou non avant le 31 décembre 2009 ou que les situations intermédiaires aient ou non été produites avant cette date. A ce sujet, nous serons attentifs à la comparaison qui devra être faite pour mesurer pourquoi et comment certaines communes ont pu bénéficier de ce point particulier et donc d'une éventuelle information avant le vote du 15 janvier. Vous nous avez promis, en commission permanente et dans le cadre de la commission spéciale de nous fournir rapidement le détail des subventions d'équipement versées aux communes depuis le 1er janvier avec leur ventilation entre celles qui sont hors contrat et celle qui ne le sont pas, nous vous remercions de nous fournir rapidement ces informations dont vous disposez.

 

Ce que nous contestons, c'est que les communes puissent se voir priver de 20 ou 35% de l'enveloppe annoncée au profit des communautés de communes ou d'agglomération sans qu'elles puissent le décider par elles-mêmes. Que le département prenne en compte le besoin spécifique des intercommunalités n'est en soit pas critiquable, mais que les EPCI concernés décident seuls de l'amputation de l'enveloppe des communes pour ensuite utiliser ces fonds indifféremment sur tel ou tel territoire de sa compétence n'est pas acceptable. Des dispositifs ouverts aux intercommunalités, en fonction des compétences transférées par les communes, auraient été bien préférables. 

 

Ce que nous contestons pour conclure, même si je pourrai évoquer encore d'autres raisons qui militent pour l'abandon de ce dispositif, c'est qu'il est bien souvent inapplicable sans que la dérogation ou son aménagement n'ait besoin d'être examiné au sein de la commission spéciale, ce qui laisse présager d'un arbitraire et donc d'une réelle injustice.

 

Pour toutes ces raisons, et d'autres qui ne vont pas manquer de nous apparaître au fur et à mesure que les communes vont apprécier l'ampleur de la réduction du soutien du département, notre groupe fait le choix de ne pas voter contre la signature les contrats départementaux déposés par les maires. Ces derniers non pas d'autre alternative pour percevoir le premier euro pour les 4 ans qui viennent et il ne nous appartient pas de remettre en cause leur choix.

 

Par contre nous nous abstiendrons sur l'ensemble de ces délibérations pour marquer notre profond désaccord sur ce contrat et regretter que la majorité socialiste ait ainsi réduit, par pure doctrine politique, le soutien financier du département aux communes, ce que majoritairement elles déplorent.

 

Le groupe UVO.

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 23:09

Vendredi matin, le compte administratif sera présenté et soumis au vote de l’assemblée départementale. N’en doutons pas, nous aurons le discours habituel de la majorité socialiste qui va justifier des difficultés financières par l’insuffisante compensation par l’Etat des compétences transférées. S’il est vrai que les départements ont aujourd’hui de réelles difficultés pour assurer l’évolution des dépenses de solidarités : RSA  (Revenu de Solidarité  Active), APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) et PCH (Prestation de Compensation du Handicap) en particulier, il ne faut pas oublier, comme le fait volontairement le président Arnal, que le premier des transferts non totalement compensé, l’APA, l’ a été par le gouvernement socialiste de Monsieur Jospin sans que cela ait été alors critiqué par les socialistes Valdoisiens aujourd’hui en charge de la gouvernance départementale. Rappelons également que lorsque notre groupe était aux  affaires, nous avons toujours su intégrer des charges bien supérieures aux compensations de l’Etat, pour la gestion des collèges ou de certaines voiries par exemple. Rappelons également que nous avons financé de grandes infrastructures ou équipements qui ne relevaient pas de la compétence du conseil général comme par exemple l’université ou des grandes écoles, la liaison routière entre Roissy et Cergy…  Le discours de la « facture » impayée par l’Etat est martelé pour masquer l’inconséquence que cette pseudo-majorité manifeste dans la gestion des finances départementales. Cette inconséquence pèse déjà lourdement dans le soutien du département aux communes pour le financement de leurs équipements. La contractualisation qui se met en place (6 premiers contrats vont être proposés au vote vendredi) est l’illustration de ce retrait. Présenté comme une garantie apportée aux communes, ce dispositif est bien une remise en cause de la solidarité exemplaire que nous avions souhaitée et maintenue pour les communes. Ce dispositif est tellement compliqué et injuste que la commission de mise en œuvre passe son temps à tenter de régler des cas particuliers au fur et à mesure qu’arrivent les demandes des communes. Ici les annuités d’emprunts pour le financement d’équipements scolaires, là certains équipements qui sont considérés comme ne relevant pas de la contractualisation compte tenu de leur caractère particulier, sans parler des difficultés à croiser ce dispositif avec les contraintes des autres contrats (ruraux, régionaux, aménagement de village) et en particulier pour adapter les calendriers de paiement. Reste encore en suspens les opérations ANRU, la difficulté pour les petites communes à réaliser les travaux sur les voiries dont ils ont la charge…  La doctrine est passée par là, elle remplace le bon sens et la décision basée sur l’opportunité et l’efficacité. Elle enferme enfin les collectivités et les maires qui ne disposent plus de l’autonomie pour décider de la planification de leurs projets et les contraignent à revenir sur certains de leurs engagements. Ce compte administratif 2009 et les premiers contrats départementaux remettent sérieusement en cause le dynamisme que nous avions soutenu depuis plus de quarante ans au service du Val d’Oise et des Valdoisiens. Il faudra s’en souvenir quand viendra le moment de valider ou de censurer cette politique.

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 23:07

Le 20 mai dernier, le conseil municipal de Pontoise a voté le compte administratif 2009 qui présente la situation financière de la ville. Fait marquant : au cours de l’exercice budgétaire  écoulé nous avons réalisé des travaux à hauteur de 12,5M€, en progression de 59% par rapport à 2008. Ces dépenses d’équipement ont été financées par les cofinancements pour 30%, la récupération de TVA pour 26%, l’emprunt pour 8% et les fonds propres pour 32%. Ainsi, au 31 décembre 2009, l’encourt de la dette par habitant (641€), en baisse constante depuis 2001, reste très inférieur à celui de la moyenne des villes comparables qui se situe aux alentours de 1000€/habitant. C’est donc une réelle satisfaction de pouvoir offrir aux Pontoisiens des aménagements urbains et des équipements neufs ou réhabilités sans, comme beaucoup d’autres, leur avoir demandé d’effort fiscal supplémentaire et sans aggraver l’endettement de la commune. Tout le monde s’accorde sur le fait que les collectivités publiques verront leurs recettes diminuer alors que parallèlement la demande des administrés, qu’il s’agisse de prestations ou de travaux, sera toujours plus importante. Il faut donc que les élus fassent des choix et se fixent des priorités pour préserver les équilibres financiers. Dans cette perspective de restrictions, les collectivités qui auront su maîtriser leur recours à l’emprunt, mobiliser les ressources externes et planifier la mise en œuvre de leurs projets, pourront mieux répondre à cette exigence. Pontoise est de celles-ci.

Vendredi 25 juin, le Conseil général du Val d’Oise votera son propre compte administratif. J’aurai l’occasion de revenir sur la comparaison qui doit être faite de la situation financière socialiste du Val d’Oise à fin 2009 avec celle que nous avions laissée fin 2007. Cette comparaison  est édifiante sur la responsabilité de chacun et vient contredire les affirmations martelées par le Président Arnal au moyen d’une communication dont il faudra au bout du compte justifier du véritable coût.

Si vous souhaitez suivre les débats, vous pouvez assister à la séance publique dans les locaux du Conseil général ou les suivre en vous connectant sur le site du Conseil général à partir de 9h30.

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 13:34

places MartroyDepuis quelques jours les places des Petit et Grand Martroy sont à nouveau totalement accessibles et offrent leur nouveau visage. Si les travaux ont été longs et compliqués c’est en partie du fait de la découverte d’ossements de l’ancien cimetière de la cathédrale et de certains objets comme une statue polychrome et une tête d’angelot. Les fouilles sont le lot courant des travaux réalisés dans le chœur des villes dotées d’un patrimoine et d’une histoire médiévale avec ce que cela représente de richesses et de contraintes. Ces magnifiques réhabilitations urbaines viennent compléter celles récentes de  la place Charles de Gaulle et des pourtours du palais de justice. Elles seront prochainement suivies par celles de la place du Souvenir, par la fin du chantier des quais sous les remparts avec le nouvel office de tourisme et enfin de la dernière tranche de la restauration de l’église Notre Dame. De l’avis de visiteurs qui n’étaient pas revenus à Pontoise depuis quelques années : Pontoise change et s’embellie ! C’est la fierté des élus que nous sommes de pouvoir agir en ce sens sans pour autant négliger tous les autres domaines d’action indispensables pour les Pontoisiens. Ainsi sont juste ouvert,  en cours de réalisation ou d’étude : la réhabilitation de l’ancien petit théâtre des Louvrais devenu « Le Caméléon », le nouveau complexe de sport des Louvrais, la future crèche des Larris, la restructuration de l’entrée des Hauts de Marcouville.  Mais dans l’immédiat réjouissons nous de la réouverture de nos places et reprenons le chemin de nos commerces de centre ville qui, pour bénéficier de ce cadre magnifique, ont passé quelques mois difficiles. En retour aidons-les.

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 09:16

 

 

Je vous propose de prendre connaissance du communiqué de presse de notre groupe d'opposition départementale "Union pour le Val d'Oise" à la suite de l'opération "Barbie bulle", financée par le Conseil général du Val d'Oise dans le cadre du "Grand Pari de l'art contemporain".

 

 

 

Les élus du groupe "Union pour le Val d'Oise" le savent bien : la majorité socialo-communiste au Conseil général ne manque pas d'imagination quand il s'agit de jeter l'argent du contribuable valdoisien par les fenêtres. Mais sa dernière opération culturelle intitulée "Barbie Bulle" est, sans doute, celle qui a la palme du goût le plus douteux.

 

 

Sous couvert d'éducation et d'art contemporain, le Conseil général a financé ce week-end une opération intitulée "Barbie Bulle"  dans laquelle une starlette de la téléréalité se faisait enfermer dans une bulle transparente pour pouvoir exhiber ainsi le cours de sa vie pendant 24 heures.

 

Cette opération, qui devait rassembler plusieurs milliers de personnes, et diffusée en direct sur le net, a finalement attiré assez peu de monde : au plus fort de l'affluence, on comptait une petite poignée de personnes qui, interpellées par le grotesque de la situation, s'étaient arrêtées aux abords de la cage transparente dans laquelle avait été enfermée cette jeune femme.

 

Les élus UVO trouvent désolant que la majorité départementale ait pu prêter son concours et voter une subvention de plus de 100 000 euros à cette mise en scène obscène et sans intérêt.

 

Ils sont encore plus stupéfaits que la majorité comme l'auteur de cette "œuvre" aient tenté de justifier ce fiasco par  l'incapacité des valdoisens à comprendre les subtilités d'une telle œuvre : c'est vrai qu'il était difficile de voir un message d'éducation et de prévention vis à vis des jeunes dans cette grossière mise en scène qui, sous prétexte de la dénoncer, reprend les ingrédients les plus racoleurs des émissions de téléréalité; le clou  du spectacle ayant été le meurtre en direct de l'héroïne d'un jour !

 

Plutôt que de se livrer à des exercices aussi élitistes que coûteux, la "majorité" départementale ferait mieux de rétablir les aides aux associations qu'elle s'applique dans le même temps à supprimer. Ces associations font, elles, un travail d'éducation et de prévention sur le terrain, qui associe les jeunes valdoisiens.

 

Mais il existe apparemment 2 catégories de valdoisiens pour l'actuelle majorité : celle pour laquelle rien n'est ni trop beau, ni trop cher et celle, la plus nombreuse, pour laquelle il n'y a plus d'argent dans les caisses.

 

Les élus de l'Union pour le Val d'Oise entendent bien demander des comptes dés cet après-midi au président du Conseil général sur cette opération qui, montée avec de l'argent public en toute opacité, ressemble aujourd'hui à une blague coûteuse et de très mauvais goût !

 

 

 

 

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 20:51

Chorale villes jumeléesAvec la venue des chorales des villes jumelées, c'est une magnifique soirée qui a été offerte aux Pontoisiens le mois dernier. Jugez plutôt ! Un concert dans l'église Notre-Dame, ouvert par l'Ensemble vocal de Pontoise, suivi par la chorale des jeunes allemands de Böbligen qui ont enchanté le public avec un répertoire notamment axé sur le thème du film "Les Choristes" et auxquels sont venus se joindre leurs aînés pour poursuivre un programme très varié. Fort de près de 70 choristes, ce fut ensuite le chœur d'hommes de la ville de Sittard-Geleen, ville jumelée avec Pontoise et Böblighen avant que tous ces choristes réunis concluent avec l'hymne à la joie. Le jumelage trouve là une raison d'être complémentaire et c'est avec un réel plaisir que nous retrouvons à chaque occasion nos amis allemands, hollandais, sans oublier nos amis anglais de Sevenoaks. Il reste que nous devons amplifier encore les échanges afin que ces liens d'amitiés se transmettent aux générations futures. Pour cela, il nous faut nous appuyer sur les voyages scolaires à l'étranger organisés par les collèges et les lycées, favoriser les échanges entre nos universitaires, mettre en place des coopérations culturelles, sans oublier bien entendu les confrontations sportives, néanmoins amicales, dans le cadre des olympiades des villes jumelées qui réunissent tous les 3 ans des centaines de jeunes venus de Glenrothes (Ecosse), de Sittard-Geleen (Hollande), de Böbligen (Allemagne), de Bergama (Turquie), d'Alba (Italie), de Krems (Autriche) et de Pontoise. Le jumelage repose malheureusement souvent sur la mobilisation des anciens qui ont su tisser des liens forts au fil des cinquante dernières années et il faudra que la relève soit assurée. Dans l'attente félicitons ceux qui ont organisé cette magnifique soirée et tout particulièrement Monique Lefebvre qui a longtemps présidé l'association des "Amis de Sevenoaks" et qui est aujourd'hui délégué au jumelage au sein du Conseil municipal.

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 15:57

Lors de la séance publique de vendredi, le "Bilan économique et social 2008/2009 du Val d'Oise" a été présenté et commenté. Comme chaque année, ce document, réalisé par les services du CEEVO (Comité d'Expansion Economique du Val d'Oise) donne une image sur les forces et les faiblesse de notre département sur de nombreux domaines et en particulier sur l'emploi, la santé économique des entreprises, le logement… Il faut donc saluer comme il se doit le travail effectué par les services qui permettent de bénéficier de ce cliché. Mais au-delà, il reste que les responsables politiques, quand ils disposent de l'exécutif d'une collectivité, ont la responsabilité de proposer des actions concrètes pour infléchir les tendances et corriger des situations préoccupantes. C'est ce qu'au nom du groupe Union pour le Val d'Oise, Philippe Métézeau a exprimé. Je vous invite à en retrouver une synthèse ci-après :

 

"Le bilan économique et social du département permet de prendre connaissance de données statistiques fiables et mises a jour, mais il se doit d'être aussi un outil de pilotage du Département, et c'est pourquoi nos attentes sont fortes. Nous notons avec satisfaction que les bilans tirés pour la période 1999-2006 montrent et démontrent l'efficacité des politiques engagées par la précédente majorité tant sur les aspects économiques et sociaux que sur les problématiques de formation des jeunes et d'insertion professionnelle même si des marges de progression existent toujours, nous l'admettons volontiers.

Mais le bilan des 2 dernières années doit, pour sa part, être regardé comme celui de l'actuel exécutif départemental. Bien sûr il ne s'agit pas pour nous de prétendre que le Conseil général est l'unique et entier responsable de la situation économique et sociale du Val d'Oise. Mais, de même qu'hier, l'orque vous étiez dans l'opposition, vous vous serviez du bilan économique et social pour juger de la politique de la majorité d'alors, vous comprendrez aisément que votre opposition se livre aujourd'hui à un exercice similaire puisque vous semblez avoir un peu de mal à vous livrer à une quelconque autocritique sur vos décisions.

 

I- Sur le marché de l'emploi d'abord :

C'est le sujet de préoccupation des Valdoisiens, comme celui de tous les français et nous ne pouvons pas ne pas en parler. Pendant longtemps, la situation de l'emploi a été positive. Votre rapport le dit lui même, plus de 50 000 emplois ont été créés entre 1999 et 2006 dans notre département. Il s'agissait d'emplois du secteur privé, donc le fait d'entreprises, et ce n'est pas rien ! Depuis peu, la situation tend à se retourner et nous notons que depuis la fin de l'année 2009, la tendance est particulièrement nette dans l'industrie.

Depuis 2008, vous n'avez cessé de diminuer l'aide du Conseil général à la création, au développement et au maintien des entreprises dans notre département. Nous savons que vous êtes par tradition plutôt versés dans la création d'emplois publics, ce que vous ne vous êtes pas privés de faire depuis 2008, avec des créations par centaines.

La suppression des aides à la création d'entreprises vient ici à contretemps de la réalité de la situation économique du département parce que ne pas aider la création d'entreprises, c'est tuer des emplois.

De même, si vous aviez adopté, comme l'ont fait la très grande majorité des départements de droite comme de gauche, un plan de relance parallèlement à celui de l'Etat, nous n'aurions pas aujourd'hui une situation de l'emploi en voie de dégradation rapide. Partout où cela a été fait, les responsables politiques constatent que leur plan a servi a minima d'amortisseur social voire même de véritable levier au développement de l'emploi.

Nous sommes enfin frappés par votre inertie sur un certain nombre de grands sujets et notamment sur celui de l'emploi des jeunes. Les indicateurs constatent une nette augmentation des chômeurs de moins de 25 ans (+ 2000 en un an), mais nous n'avons pas entendu un mot dans cette assemblée pour évoquer ce qui doit être entrepris pour ces 9000 jeunes chômeurs alors même que vous savez que beaucoup sont des jeunes diplômés fraîchement entrés sur le marché du travail et qu'il est impératif de leur trouver une solution transitoire pour ne pas perdre leur employabilité.

 

Ce que nous retenons de cet aspect du bilan c'est :

1- que la situation du marché de l'emploi commence à se dégrader

2- que les indicateurs sont nets mais que vous semblez les ignorer

3- que votre absence de réaction et le manque de soutien aux créateurs et aux entreprises n'a fait qu'accentuer la dégradation de l'emploi dans notre département.

 

II- Sur les projections de développement du territoire

Le rapport sur le bilan nous présentent quelques éléments importants sur les grandes inflexions dans le département. Nous en retiendrons 3 à titre d'exemples qui nous paraissent extrêmement importante pour l'avenir :

 

-  le premier exemple concerne la plate-forme de Roissy

La zone aéroportuaire a longtemps été un des grands poumons économiques du département. Elle accueille un nombre d'entreprises extrêmement important et comporte donc plusieurs milliers d'emplois réels, actuels mais aussi potentiels. Or, depuis quelques temps, le marché de l'aviation civile est extrêmement tourmenté. Les compagnies aériennes tendent à réduire leur activité et leurs effectifs. Ce contexte impacte celui de la zone aéroportuaire. On commence à le constater dans la baisse des mouvements aériens et de l'activité "passagers" de l'aéroport (environ 90 en moins par jour), mais aussi dans les projections en besoins d'emplois qui marquent le pas, voire même diminuent. Si la réduction du nombre de vol peut nous satisfaire sur un plan strictement environnemental, il ne faut surtout pas en ignorer les conséquences économiques. En d'autres termes, et sans faire de scénario catastrophe, le risque existe que les activités de Roissy ne tirent plus le département au même rythme que les années précédentes.

Face une telle situation, une réflexion s'impose sur la façon de maintenir le niveau d'activités dans cette zone et avec elle, le même niveau d'emplois. Ces éléments sont connus de vous et nous sommes surpris que dans le "plan stratégique de développement économique" présentés il y a quelques jours à peine, de tels élément aient été oubliés. Vous faites un constat, vous n'en tirez pas les conséquences !

 

-         le deuxième exemple concerne l'emploi industriel qui s'érode de façon générale. Le Val d'Oise n'échappe pas à ce phénomène, en particulier pour les activités tournées vers l'aviation. Or, une partie de la stratégie de développement du Conseil général semble reposer sur cette industrie. Ce choix pourrait paraître hasardeux si nous ne prenons pas garde à  conduire ces activités à se tourner aussi vers une plus grande "tertiarisation".

 

-         le troisième exemple est l'absence totale de vision sur ce qui pourrait être un des grands axes de développement du département : celui du transport fluvial

A l'annonce de la réalisation d'un nouveau tronçon du Canal Seine Nord Europe par le président de la République, qui s'était alors rendu à l'Isle Adam, nous avions pu mesurer l'absence totale de projet dans ce domaine de la part de l'actuelle "majorité départementale", là où la précédente avait placé des espoirs importants dans ce secteur.

Nous aurions pu espérer que depuis, cette réalité avait progressé dans les esprits et que le président du Conseil général et son équipe se seraient enfin emparés du sujet. Ce document bilan, comme le plan stratégique nous prouvent hélas que ce n'est pas le cas et nous mesurons l'écart immense qui existe entre les paroles et les actes de l'actuel exécutif en matière d'environnement et de développement durable. Il y a pourtant là un champ de développement immense que l'actuelle majorité se refuse à considérer à sa juste valeur. Cela est une hérésie pour un département comme le nôtre traversé par deux grands axes fluviaux comme la Seine et l'Oise.

 

Pour conclure, votre façon d'aborder ces sujets économiques nous paraît totalement statique et décalée et nous retenons de ce bilan, au-delà des éléments que nous avons déjà évoqués :

1- que vous avez des indicateurs crédibles qui vous donnent quelques éléments tangibles sur les évolutions à accompagner dans le département, et au bon moment

2- que vous ne regardez pas au-delà de l'avenir immédiat et que ce manque d'anticipation sera source d'actes manqués

3- qu'il est urgent que le Val d'Oise prenne un tournant sur le plan de son développement économique, mais que nous ne voyons pas bien comment vous comptez vous y prendre pour accompagner ces mouvements afin que les Valdoisiens n'en pâtissent pas."

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 22:00

A l'occasion de la séance du Conseil général de ce vendredi, le C3D (Comité Départemental du Développement Durable) présente son premier rapport. Mis en place sur l'initiative du Président du Conseil général, présidé par Alain Richard, maire de Saint-Ouen l'Aumône, ce comité est constitué de 35 personnes issues d'horizons divers. Tout le monde peut s'accorder sur le fait que l'environnement et le développement durable sont parmi les préoccupations majeures de nos concitoyens et c'est bien ce qui nous a amenés à accepter d'y participer. Mais l'implication d'une collectivité se mesure bien plus par les projets concrets et le niveau du financement qu'elle consacre à cette politique que par les comités et autres études qui font bien souvent illusion. Premier constat,  il semble que de nombreux membres aient vite renoncé à participer aux travaux du comité ce qui n'est pas le signe d'une grande vitalité. Deuxième constat, force est de constater que le groupe socialiste a considérablement réduit les crédits budgétaires dédiés au développement durable. Nous l'avons dénoncé lors du vote du budget et nous serons certainement encore amenés à le faire lors de l'examen du compte administratif. C'est pourquoi notre groupe a décidé de poser une question d'actualité pour demander au président Arnal de justifier l'écart qui existe entre volonté exprimée et action concrète et que nous lui rappelons les engagements pris lors de la campagne de 2008. Exemple de l'effet d'annonce que le groupe socialiste nous propose de voter. Un nouveau dispositif d'aide à l'installation d'équipements liés aux énergies renouvelables. Idée généreuse, mais ce dispositif prévoit au bout au compte de n'apporter une aide financière qu'à une centaine de logements. Gageons que la communication sur ce dispositif représentera une somme non négligeable par rapport aux crédits d'aide proposés qui ne sont que de 194 000€. Et que dire du fait que n'y auront droit que les foyers dont le revenu n'excèdera pas 17000€. L'aide ne sera que de 500€ à 1500€ par foyer alors que le coût de l'installation, selon qu'il s'agira d'un chauffe eau solaire ou d'une chaudière automatique à bois, représente une dépense comprise entre 5000€ et 15000€. On mesurera facilement combien de foyer disposant de ce niveau de revenus sera en capacité de bénéficier de cette aide.

Vous pouvez suivre la séance via internet en vous connectant sur le site "Valdoise.fr"

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 09:56

Photo-Furia.jpgDepuis de nombreuses années, les jeunes du département et de bien au-delà avaient l'occasion de venir sur l'agglomération de Cergy-pontoise pour assister à un festival de musique de qualité soutenu par de nombreux acteurs. Au nombre de ces acteurs la Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, principal financeur qui avait programmé une subvention de 400 000€.

J'ai moi-même assisté à des concerts au milieu de jeunes et de moins jeunes qui vivaient cet événement dans le calme, la joie et la bonne humeur. La programmation a toujours été à la hauteur des plateaux qu'offres les festivals d'été et devait l'être cette année encore avec notamment : Olivia Ruiz, Sensévérino ou encore Emir Kusturica.

Que s'est-il passé pour que le festival 2010 soit devenu indésirable à Cergy-Pontoise au point que les organisateurs soient aujourd'hui contraints de l'annuler ?

Je ne dispose peut-être pas de tous les éléments pour juger la position de l'agglomération qui a décidé de ne pas verser la subvention inscrite au budget et dernièrement de ne pas donner accès à la base de loisir qui l'avait pourtant programmé dans sa communication. Je suis par ailleurs conscient que les organisateurs ont de gros progrès à faire en terme de gestion administrative et financière, voire qu'ils doivent mieux tenir compte des souhaits exprimés par les collectivités concernées.

Il n'en demeure pas moins que l'on ne peut remettre en cause un événement de cette importance sans avoir tout tenté pour qu'il reste programmé dans la palette des offres culturelles et de loisirs d'une agglomération qui se vante d'accueillir plus de 25 000 étudiants et qui a l'ambition d'exister sur ce plan dans un environnement fortement concurrentiel.

Il est peut-être trop tôt pour attribuer la responsabilité de cette situation, mais il faut que toute la lumière sur les causes et les conséquences de ce gâchis soit faite. Pour ma part je le réclamerai.

Pour votre information, vous pouvez visiter le lien du festival : http://www.furia2009.com/

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