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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 10:45

Avant que chacun ne parte en vacances, les conseillers généraux du Val d’Oise ont une journée de lundi bien chargée.

Nous avons en effet le matin la séance plénière et l’après midi la commission permanente… c’est dire si nous travaillons pour remettre ce département sur les rails.

Si j’évoque le travail engagé par notre nouvelle majorité depuis 3 mois, c’est que les élus de la minorité socialiste se plaignent.  Didier Arnal a en effet posé une question orale par laquelle il critique notamment le fait que nous ayons une journée avec un ordre du jour de ces deux assemblées qui ne se limite pas à un ou deux sujets. Sans doute l’habitude prise au cours des 3 dernières années au cours desquelles peu  a été réellement engagé sous sa présidence.

Mais revenons aux sujets qui seront abordés ce lundi :

En assemblée plénière le matin nous aurons, entre autres sujets :

1/ Le vote du budget supplémentaire 2011 avec, nous nous en serions bien passé vu l’état des finances laissé par les socialistes, l’intégration de prés de 40 millions d’euros dont 12,5 millions de « restes à payer » que ces derniers n’avaient pas comptabilisés au comptes 2010 et plus de 25 millions volontairement non inscrits lors de la préparation du budget primitif 2011. Souhaitant que les opérations budgétaires soient sincères, nous apportons ces corrections qui viennent malheureusement encore aggraver les mauvais chiffres de la gestion socialiste relevés dans le rapport d’audit du cabinet Mazars (bientôt en ligne sur le site du Conseil général) et que nous avons constatés lors de la dernière séance à l’occasion du vote du compte administratif 2010 ;

2/ Le vote du premier volet du nouveau « Guide des aides aux collectivités » qui va se substituer au dispositif de la « contractualisation » mis en place par l’ancienne majorité. Ce n’est pas simplement, comme le laisse entendre Didier Arnal, le souhait de remettre en cause ce que la précédente majorité a mis en place, mais c’est redonner aux communes et groupements de communes la liberté de planifier leurs investissements selon leurs propres rythmes, sans mettre de contraintes et sans vouloir imposer comme une tutelle aux maires. Ce guide des aides apporte un soutien financier à toutes les communes et groupement qui n’ont pas contractualisés avec le département et, dès 2012, à toutes celles et ceux qui souhaiteront sortir des contrats pour retrouver une liberté d’investissement.  Les taux de subventions accordées sont bonifiés pour les communes dont le potentiel financier est inférieur à celui de la moyenne départementale, il tient par ailleurs compte des priorités départementales (écoles, crèches…) afin d’aider au mieux les communes à s’équiper ;

3/ Le vote du dispositif « Entrée dans la Vie Active » (E.V.A .) qui a pour but de venir en appui financier et logistique aux jeunes qui sont en formation professionnelle et/ou en recherche active d’emploi. Je n’en détaille pas les nombreuses déclinaisons, précisant simplement par exemple qu’au lieu de distribuer 100€ à tout jeune qui passe son permis de conduire, cette aide pourra atteindre jusqu’à 1500€ pour un jeune qui doit disposer de son permis pour le travail qui lui est proposé et se doter du matériel nécessaire à celui-ci. La différence entre une simple distribution à vocation électorale et une aide à vocation de soutien à projet professionnel…

La commission permanente de l’après midi aura plus de 90 dossiers à examiner et sera notamment l’occasion d’attribuer de nombreuses subventions à des communes et autres associations ou organismes dont l’action sur le département doit être valorisée.

Si, comme le prévoient les textes, la commission permanente se réunit à huis clos, j’invite tous ceux qui le souhaitent à venir assister aux débats et votes de l’assemblée plénière.

Rendez-vous à partir de 9h30 dans la salle des délibérations du Conseil général à Cergy.

Pour les autres bonnes vacances !

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 17:03

C’est donc le 24 juin dernier que l’assemblée départementale a eu à connaître la réalité de la situation financière du département telle que Didier Arnal et l’ancienne majorité socialiste nous l’ont laissée.

Il faut dire que si tout au long des trois années au cours desquelles notre groupe « Union pour le Val d’Oise »  n’a cessé de dénoncer la gestion finances départementales, nous étions loin de mesurer l’ampleur et la gravité de l’état de dégradation des finances départementales.

Au nombre des 11 propositions que nous avons faites pendant la campagne des élections cantonales de mars dernier, nous avons pris l’engagement de faire réaliser un audit financier par un cabinet indépendant. C’est donc sur la base du rapport du Cabinet Mazars et du compte administratif que l’assemblée départementale a été publiquement informée.

Que dit en résumé le rapport Mazars ?

·         - que l’augmentation plus rapide des charges par rapport aux recettes avait abouti à un déficit de fonctionnement de près de 10 millions d’euros en 2009 ;

·        - que sans un artifice comptable (20,5 millions d’euros) et sans les impasses budgétaires de 10 millions d’euros, le résultat de la section de fonctionnement aurait été déficitaire de l’ordre de 18 millions d’euros en 2010 et non pas excédentaire de 12 millions d’euros comme arrêté par l’ancienne majorité socialiste ;

·      - que la non maîtrise des charges de fonctionnement a amené le Département à financer la totalité de ces investissements par l’emprunt ;

·     - que de tous les départements d’Ile de France (hors Paris) et des départements millionnaires (+ d’un million d’habitants), le Val d’Oise est celui qui a la dégradation la plus forte de ses fonds propres et de ses résultats, et de loin ;

·           - que l’endettement du Val d’Oise, avec près d’un milliard d’euros, a progressé de plus de 62% en trois ans ;

·           - que malgré ce recours à l’emprunt démesuré au regard de sa capacité de remboursement, le Val d’Oise a fortement réduit (- 22% en 2010) ses investissements propres et le soutien qu’il apportait traditionnellement aux communes et organismes privés agissant pour son compte ;

Il est clair que l’ensemble des départements subissent une dégradation de leur situation financière notamment au motif que les transferts de charges avec l’APA (Allocation d’Autonomie Personnalisée), le RSA (Revenu de Solidarité Active) et la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) ne sont pas intégralement compensés par les dotations de l’Etat.

Il est cependant tout aussi clair que la comparaison de la situation financière du Val d’Oise avec les autres départements d’Ile de France et les départements millionnaires permet de mesurer si les décisions prises dans ces conditions ont été les plus pertinentes.

J’en tire pour ma part la conclusion, confirmée par le rapport du cabinet Mazars :

  • qu’alors que la presque totalité des départements ont utilisé le levier fiscal en 2009 quand il était encore possible d’agir plus modérément mais sur l’ensemble des taxes (TH, TF et TP) ;
  • qu’alors que le Val d’Oise avait les taux les plus bas grâce à la gestion maîtrisée de ses ressources et de ses dépenses jusqu’en 2007 ;
  • qu’alors que la réforme fiscale annoncée n’était pas sans conséquence sur l’autonomie financière des départements ;

… la décision prise par Didier Arnal de ne pas agir sur la fiscalité départementale en 2009, quand elle pouvait porter sur l’ensemble des taxes et donc des contribuables,  fut irresponsable.

Conjuguée avec une augmentation des charges de fonctionnement, communication et dispositifs coûteux et non productifs en particulier, elle explique sans contestation possible le fait que le Val d’Oise soit aujourd’hui l’un des départements les plus sinistrés financièrement.

Le 11 juillet prochain, je présenterai le budget supplémentaire 2011. Notre groupe l’a souhaité sincère et responsable c'est-à-dire intégrant les charges 2010 reportées sur 2011 (12,5 millions d’euros) et les impasses budgétaires masquées dans la préparation du budget 2011 par nos prédécesseurs (23 millions d’euros).

Chacun comprendra que face à cette situation, notre groupe « Union pour le Val d’Oise » ait été obligé de prendre les décisions qu’imposent tout à la fois le redressement des finances départementales, il y faudra plusieurs années, et le maintien des prestations et services qu’attendent les Valdoisiens qui ne sont en aucun cas responsables.

Il y a et il y aura dénégations et travestissements de la vérité de la part de Didier Arnal et des membres de l’ancienne majorité qui n’ont géré ce département qu’avec le souci de leur réélection.

C’est pourquoi il nous faut aujourd’hui produire les éléments et expliquer, ce que je tente de faire avec la présente tribune.

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 07:36

Cette semaine qui débute s’annonce pour moi sous le signe des finances puisque j’aurai à présenter le budget supplémentaire 2011 de Pontoise lors de la séance du conseil municipal ce jeudi et que le lendemain c’est au sein de l’assemblée départementale que je ferai le retour sur l’audit financier que notre majorité UVO  a fait réaliser par un important cabinet d’expertise financière avant de présenter le compte administratif 2010 du Conseil général.

S’agissant du budget supplémentaire 2011 de la Ville de Pontoise, il est dans la ligne de ce qui a été prévu et annoncé lors du budget primitif avec l’intégration des résultats de l’année 2010. Il permet de maintenir l’encours de la dette et ouvre des crédits nouveaux pour des opérations que nous avons considérées comme indispensables pour cette année avec notamment la réfection de la chaussée des rue Eric de Martimprey, de l’Eperon, d’une partie de la rue Victor Hugo, de la rue Gambetta, de la voie intérieure menant à l’école des Larris et à l’équipement de quartier , mais également une action pour adapter les toilettes de l’école des Larris, des travaux sur la cathédrale, la mise en travaux de la terrasse basse du Dôme, tous travaux qu’une gestion saine des finances publiques permet pour contribuer à rendre plus agréable et sécurisé la vie des Pontoisiens dans les quartiers.

La séance de vendredi au Conseil général portera à l’inverse sur une situation financière fortement dégradée comme le confirme le rapport du cabinet Mazars qui sera présenté aux élus avant que ne soit mis au vote le compte administratif 2010 du département.

Compte tenu de cette situation, je me garderai d’en faire par avance la critique pour réserver la primeur de l’information aux élus et permettre ainsi à la vie démocratique de s’exercer.

Mais soyez assurés que je ne me priverai pas d’y revenir sur ce blog car il est indispensable que les Valdoisiens soient éclairés sur la situation laissée par la majorité socialiste qui nous a précédés et qu’ils ne restent pas sur les messages répétés à forte et couteuse propagande pendant trois ans.

Les séances des assemblées sont publiques.

Je vous invite donc à venir y assister :

  1. jeudi soir à 20h30 en mairie pour le conseil municipal,
  2. vendredi matin à 9h30 au conseil général à Cergy pour l’assemblée départementale. Toutefois, pour ceux qui ne peuvent se déplacer mais qui souhaitent suivre les débats, cette séance est diffusée en direct sur le site internet du Conseil général du Val d’Oise.

A vos écrans !

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 07:39

Le groupe U.V.O. (Union pour le Val d’Oise) regroupe en son sein les 21 conseillers généraux qui constituent aujourd’hui la nouvelle majorité du Conseil général du Val d’Oise.

Cette union des élus qui se réclament de la majorité présidentielle n’est pas nouvelle. Elle trouve ses racines dans la volonté des majorités départementales qui se sont succédées depuis la création du département jusqu’en mars 2008 ou le groupe s’est retrouvé provisoirement minoritaire.

L’U.V.O. regroupe donc les conseillers généraux de la droite républicaine. Qu’ils portent l’étiquette « UMP », « Parti radical » ou « Debout la République » ou qu’ils soient «Non-inscrit », ils partagent les mêmes valeurs et les mêmes ambitions pour le Val d’Oise et les Valdoisiens.

Je suis reconnaissant envers mes collègues qui constituent ce groupe et qui m’en ont confié la présidence, succédant ainsi à Arnaud Bazin aujourd’hui président du Conseil général en charge de l’exécutif pour notre grande satisfaction.

Si l’actualité politique pourrait laisser penser à certains que la décision du Parti radical de « sortir » de l’UMP remet en cause notre groupe, je peux clairement affirmer qu’il n’en est rien.

Premièrement parce que la création d’une fédération du centre intégrant le Parti Radical, le Nouveau Centre et d’autres mouvements centristes ne remet pas en cause l’appartenance de ces partis à  la majorité présidentielle, mais aussi et principalement parce que notre groupe a toujours su s’exonérer des étiquettes politiques pour définir et mettre en œuvre une politique commune et non partisane au service des Valdoisiens.

Au gré des mutations politiques nationales, nous avons connu des « regroupements » et des « éclatements » des mouvements politiques qui constituent la droite républicaine sans que cela n’altère notre vision partagée des politiques départementales à mettre en œuvre et notre volonté de travailler ensemble.

Des élections nationales sont programmées avec les sénatoriales cet automne et ensuite les élections présidentielle puis législatives en 2012. Ces élections amèneront peut-être certains de nos collègues à briguer un mandat et à se retrouver en concurrence sans que cela doive nous inquiéter. Il est en effet légitime que les partis politiques souhaitent avoir la plus grande représentativité possible à l’occasion des échéances électorales, tout comme il est légitime que des femmes ou des hommes souhaitent s’engager en la matière. La diversité ne doit pas faire peur pour peu qu’elle sache préserver l’essentiel de ce qui nous unit, qu’elle nous fasse gagner collectivement, qu’elle ne soit pas simplement assise sur des ambitions personnelles ou revancharde et qu’elle se prive des excès qu’il est difficile d’effacer ensuite.

Gérard SEIMBILLE

Président du groupe « Union pour le Val d’Oise »

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 10:48

Il s’est passé bientôt deux mois depuis que le groupe UVO est redevenu majoritaire au Conseil général du Val d’Oise.

Deux mois au cours desquels il a fallut s’installer, ouvrir les dossiers, voter un budget qui n’a pu être modifié qu’à la marge compte tenu des délais réglementaires d’édition, de convocation et de processus de validation via les commissions avant le vote formel en séance le 29 avril dernier.

A ce sujet, il est particulièrement curieux d’entendre les élus du groupe socialistes critiquer certaines décisions budgétaires qui ne sont que celles qu’ils avaient décidées avant notre prise de responsabilité. Je prends pour exemple l’intervention de Didier Vaillant qui critique en séance le redéploiement des crédits relevant des anciens dispositifs de travaux de voiries « PANS »,  bien connu des conseillers généraux et des maires, au profit du plan d’urgence pour les routes. Cette décision avait été prise par l’ancienne majorité socialiste et notre « plus » a été de préciser un plan qui n’était qu’en gestation et de le doter de 2 millions d’euros supplémentaires.

Nous aurons, n’en doutons pas d’autres interventions de ce genre qui tenterons de faire porter à la nouvelle majorité la responsabilité des économies budgétaires aujourd’hui inévitables alors que la situation financière dont nous avons héritée nous oblige à jouer les pompiers.

Deux mois c’est long et c’est court à la fois quand nous mettons en perspective les trois ans d’un mandat au cours duquel il va nous falloir remettre ce département en ordre de marche, redonner des marges de manœuvre financière et investir pour l’avenir afin que le Val d’Oise reste attractif pour les Valdoisiens, qu’ils puissent trouver les équipements qui leurs sont indispensables, que la solidarité sociale puisse s’exercer au plus prés de leurs besoins légitimes et que cette attractivité s’exerce également vers les acteurs économiques créateurs d’activité et d’emplois.

Avant l’été, un budget supplémentaire devrait être proposé au vote de l’assemblée départementale avec un premier train de mesures de nature à réduire les charges de fonctionnement du département, la « contractualisation » imposée aux maires et tant décriée devrait faire place à de nouveaux dispositifs fixant nos priorités et laissant plus de liberté aux collectivités tout en préservant l’indispensable solidarité entre elles.

Pour conclure, tout responsable sait bien que les élus que nous sommes ont besoin de l’expérience et de la technicité des personnels, qualités qui ne peuvent s’exprimer que dans la confiance et le respect du rôle de chacun. J’ai le sentiment que les services semblent aujourd’hui respirer après une période extrêmement difficile au cours de laquelle les élus de l’ancienne majorité étaient souvent divisés, mais aussi et surtout du fait de ne plus subir la main mise excessive du cabinet du président sur toutes les décisions.

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 09:38

Nous l’avions dénoncé à plusieurs reprises, et encore avec force lors du débat d’orientations budgétaires présenté le 4 mars dernier par Didier Arnal, alors président du Conseil général :  la majorité socialiste a masqué la situation financière particulièrement inquiétante que sa gestion a générée pour s’en prémunir des conséquences en période électorale.

Didier Arnal et une partie de sa majorité ont en effet préféré reporter le vote du budget après les élections cantonales pour que les Valdoisiens n’aient pas connaissance de l’ampleur de la dette contractée en 3 ans, de la réalité du coût des rares dispositifs votés et mis en avant au moyen d’une communication dispendieuse, de la baisse programmée de l’investissement et enfin de l’obligation d’augmenter la taxe foncière pour éviter une éventuelle mise sous tutelle du département.

Car c’est bien la situation que notre nouvelle majorité a trouvé dans les cartons.

La réalité, c’est que les crédits de dépenses que j’ai présentés hier au nom de notre groupe et que nous avons votés en assemblée départementale étaient en effet déjà inscrits dans la maquette budgétaire préparée par les services sur les consignes de l’ancienne majorité socialiste.

La réalité, c’est que la baisse de l’investissement, dénoncée avec culot par certains élus socialistes hier,  est bien celle qu’ils avaient eux-mêmes prévue compte tenu de la dégradation financière dont ils ne veulent pas assumer aujourd’hui la responsabilité.

La réalité c’est que le redéploiement des crédits pour le plan d’urgence en faveur des routes départementales et communales, également dénoncé hier par le groupe socialiste, ce sont bien ces derniers qui l’avait décidé. Je n’en veux pour preuve que le fait que les courriers habituellement adressés aux maires, chaque année courant novembre pour programmer les travaux de l’année N+1 en matière de « Programme d’Amélioration du Niveau de Sécurité » (PANS), ne l’ont pas été en novembre dernier.

Comme a son habitude et au cours d’un long et fastidieux discours, Didier Arnal a tout nié en bloc, refusant de regarder la réalité de la situation et reportant sur la gestion de ses prédécesseurs et le gouvernement toute la responsabilité d’une situation qu’il ne peut toutefois plus nier.

Les « craquelures » que nous mesurions au sein même du groupe socialiste lorsqu’il était en responsabilité en sont d’une certaine manière la preuve et n’ont pas fini, je le pense, de se creuser. En coulisse, certains conseillers généraux de l’opposition d’aujourd’hui font bien sentir leur exaspération et reconnaissent clairement que l’opportunité, non saisie en 2008/2009, d’augmenter le  taux de la taxe sur le foncier bâti comme l’ont fait la majorité des départements, est une erreur politique.

Cette erreur coûte cher puisque sur les 3 exercices 2008/2010 le département a de fait été privé d’une recette fiscale de plusieurs dizaine de millions d’euros qui aurait alors été supportée par l’ensemble des contribuables, entreprises comprises par le biais de la taxe professionnelle, et non sur les seuls propriétaires et qui aurait été garantie par le mécanisme de la réforme fiscale mis en place par l’Etat pour garantir le niveau de recette des départements.

Nous ne pouvons pas nier que l’augmentation de la fiscalité est la moins bonne des recettes car elle pèse sur des foyers et des entreprises dont certains sont en réelle difficulté. Il faut toutefois préciser que sur 4 années cette recette fiscale supplémentaire aurait permis de ne pas aggraver l’endettement du département qui au final pèsera demain mécaniquement tout autant sinon plus car chacun sait que « l’emprunt d’aujourd’hui est l’impôt de demain ».

Ce budget a d’ores et déjà intégré une diminution des charges liées au train de vie du Conseil général de 2,5 millions d’euros. S’ajoutent à ces réductions de charges les décisions en matière de dépenses du cabinet que seront réduites de l’ordre de 30% par rapport à celles constatées au cabinet de Didier Arnal. Par ailleurs, notre majorité s’est engagée à réduire les charges de fonctionnement d’un montant au moins équivalent à celui demandé aux Valdoisiens sur le plan fiscal sans bien entendu toucher aux dépenses obligatoires et en particulier aux allocations sociales qui sont fixées et garanties par les textes.

Pour cela, un budget supplémentaire, s’appuyant sur le rapport de l’audit financier confié à un cabinet indépendant, sera présenté fin juin pour adapter en ce sens le budget primitif voté hier.

Nous savons bien que nos décisions ne seront pas de prime abord  acceptées par tous, mais nous agissons en responsabilité pour éviter que le département ne se trouve confronté à une situation de mise sous tutelle avec ce que cela impliquerait, à savoir : une hausse de la fiscalité encore plus élevée, une baisse importante des subventions au monde associatif dans sa diversité, une reprise de certains avantages sociaux des personnels… en résumé une perte d’autonomie des décisions par l’exécutif du Conseil général. Nous préférons de loin prendre nos responsabilités même si nos décisions sont l’ordonnance pour enrayer une situation qui ne peut nous être imputée mais que nous maîtriserons au final.

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 15:08

Vendredi prochain l’assemblée départementale aura à se prononcer sur le projet de budget 2011. Hé oui, fin  avril pour fixer les autorisations de dépenses d’un exercice largement entamé !

La faute à qui ?

Le 4 mars dernier, lors du débat d’orientation budgétaire, Arnaud BAZIN, encore porte parole du groupe d’opposition Union pour le  Val d’Oise, avait dénoncé le fait que Didier ARNAL et la majorité socialiste d’alors n’avait pas fait voter le budget avant les élections, préférant utiliser la tribune du Conseil général pour annoncer (comme dans un dernier tract électoral avait dit Arnaud BAZIN) des mesures dont nous savons aujourd’hui qu’elles ne sont pas financées et éviter ainsi de devoir aborder la question des recettes et en particulier celle de la fiscalité.

D’autres avaient annoncé la couleur puisque tant Gérard SEBAOUN, encore vice-président du Conseil général, avait évoqué dans son intervention la nécessité de réduire l’endettement du département et ouvert la piste de l’augmentation de la fiscalité qu’Alain LEIKINE dans sa campagne électorale à Argenteuil (voir le blog de Xavier PERICAT à ce sujet) avait annoncé que Didier ARNAL serait dans l’obligation d’y procéder.

Didier Arnal lui-même, après avoir évoqué le « tas d’or » dont aurait disposé le président SCELLIER en 2007, a déploré à plusieurs reprises que la fiscalité du département ait été figée pendant de si longues années et ne comprenait pas que les impôts n’aient pas été augmentés dès 2004. Président il n’a pourtant pas adapté les recettes fiscales du département pour des raisons purement politiques au moment ou il dénonçait par ailleurs une « dette » de l’Etat et critiquait la réforme fiscale de la taxe professionnelle.

Pour notre part nous maintenons que l’augmentation de la fiscalité n’est pas une fatalité si l’on se garde de remettre en cause les équilibres fondamentaux et affirmons que la politique menée jusqu’en 2007 était vertueuse car s’équilibrant en recettes et dépenses tout en répondant aux exigences des Valdoisiens et en participant à l’effort important d’investissement sur tous les territoires.

Aujourd’hui, alors que la majorité départementale « Union pour le  Val d’Oise »  se retrouve en responsabilité, nous découvrons une situation financière encore plus catastrophique qu’envisagée, avec une dette qui atteindra le milliard d’euros en 2012, des charges de fonctionnement montrant clairement que Didier ARNAL et ses « amis » avaient engagé des dépenses dans la pure ligne de la « distribution des aides » chère aux socialistes mais sans en mesurer ni en contrôler les impacts.

Il nous appartient donc de prendre les mesures indispensables pour éviter une possible mise sous tutelle avec ce que cela implique pour les Valdoisiens : forte hausse des impôts, baisse des aides et en particulier des subventions au monde associatif, suppression de primes et autres avantages aux personnels… 

Pour ma part, en charge des finances de la Ville de Pontoise, j’ai connu une situation identique qui nous avait obligés, en 2001 avec Philippe HOUILLON et l’équipe municipale, à jouer les « docteurs » après la gestion calamiteuse d’un maire socialiste.

L’’ordonnance est malheureusement souvent la même : optimisation des recettes par le relèvement des taux de la fiscalité et la baisse drastique des dépenses qui n’ont pas de caractère obligatoire ou qui sont de moindre priorité.

C’est donc sur la base de la maquette du budget établi par la majorité socialiste, qui soit dit en passant était prêt le 4 mars dernier, que l’assemblée départementale aura à se prononcer vendredi prochain.

 Nous y avons apporté, première étape du redressement financier, des ajustements en vue notamment de réduire le recours à l’emprunt initialement prévu et de financer le plan d’urgence pour les routes.

La seconde étape sera  le vote d’un budget supplémentaire qui intégrera un important plan d’économies pour 2011 et les années suivantes afin de ne pas faire peser les redressements sur les seuls Valdoisiens.

Par  respect pour les conseillers généraux, je ne donne pas de détail avant que se tiennent les réunions de la commission des finances jeudi après midi et de l’assemblée départementale vendredi matin, mais le groupe Union pour le Val d’Oise fera toute la lumière sur la situation financière laissée par Didier ARNAL et ses amis socialistes dès après le vote du budget.

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 18:02

Je vous invite à prendre connaissance du discours prononcé par Arnaud Bazin à la suite de son élection à la présidence du Conseil général, le 31 mars dernier :

 

Mesdames et Messieurs,

Il y a trois ans, le 20 mars 2008, à cette même table, je m’étais exprimé sur la situation induite par les résultats des dernières élections cantonales qui avaient vu poindre une majorité de gauche au Conseil général.

A l’époque, je soulignais ce qui, à mes yeux, constituait le cœur de l’identité de l’Union pour le Val d’Oise.

Mes éminents prédécesseurs à la présidence de notre institution, Messieurs Chauvin, Salvi, Lachenaud, furent des bâtisseurs qui ont fait le Val d’Oise. Reprenant le flambeau après la gouvernance du Président Lachenaud, François Scellier fut, de l’avis de tous, à la hauteur de la tâche exaltante autant que difficile qui est celle qui m’est confiée aujourd’hui. Je vous laisse imaginer l’émotion qui m’étreint à l’heure prendre la succession de ces hautes personnalités qui m’inspirent le plus profond respect.

Notre Union pour le Val d’Oise, composée par des hommes et des femmes de grande valeur, et incarnée, je le crois, par Messieurs les Présidents mes prédécesseurs, notre Union pour le Val d’Oise donc, était guidée par des principes simples, mais qui n’en étaient pas moins essentiels. Je rappelais à l’époque que ces principes, les moteurs de notre action, étaient une recherche constante de l’équilibre et de l’équité. Nous nous refusions également à tout sectarisme, à tout favoritisme. Notre but, notre seul but, était la satisfaction de l’intérêt général.

C’étaient la teneur de mes paroles en mars 2008. J’avais regretté qu’à ce moment là ces valeurs n’aient pas été suffisamment comprises par les Valdoisiens, qui, mus peut-être par une aspiration diffuse à un changement que les membres de l’opposition de l’époque leur avaient promis, et un contexte national qui n’était pas, déjà ! très propice à notre camp, avaient choisi de confier les clés du Conseil général à une courte majorité issue de la gauche du champ politique.

S’en sont suivies ces trois années que nous avons passé dans l’opposition, période qui prend fin aujourd’hui. Je voudrais, sans abuser de la patience des membres de cette assemblée ni du public nombreux qui s’est déplacé jusqu’ici, revenir en quelques mots sur cette période.

Je n’aurais pas l’audace de prétendre que ces années passées de l’autre côté furent des années faciles à vivre. Mais je refuse tout autant de ne pas admettre que ce travail sur nous mêmes que nous avons dû effectuer, cette remise en question en quelque sorte forcée, n’ait pas été finalement, peut-être, un mal pour un bien.

On a beau croire en ce que l’on est, ou en ce que l’on croit être, il n’est nul domaine dans lequel on ne peut s’améliorer. Je le crois, et je pense que mes collègues ne me démentiront pas, que nous avons non seulement appris et certainement même progressé pendant ces années. Nous avons dû changer de prisme, envisager la conduite des affaires autrement que, vous me pardonnerez cette expression triviale, « le nez sur le guidon ». Nous avons pris un recul certes forcé, mais, c’est ma conviction, bénéfique en fin de compte.

Je veux dire, en toute modestie, que si nous ne renions rien de ce qui a toujours fait notre force et de ce qui a permis la construction et l’aménagement du département du Val d’Oise tel que nous le connaissons aujourd’hui, ces valeurs, nos valeurs, que nous avons, mes collègues et moi-même, en partage, notre conception immuable de l’engagement politique au service de ce département, de son intérêt général et de celui de ses habitants, si nous ne renions rien de tout cela, je le dis comme je le pense, nous sommes certainement meilleurs aujourd’hui.

Nous avons donc beaucoup appris de ces trois années d’opposition. Si néanmoins je ne devais en retenir qu’une chose, je retiendrais que nous avons découvert que nous avons su rester unis dans ce que vous me permettrez de qualifier d’ « adversité ». Nous aurions pu en effet après toutes ces années et tout ce labeur, être effleurés par la tentation de nous replier sur nous même, sur nos villes et nos cantons. Nous aurions pu oublier en trois ans ce que plus de quarante ans de gestion nous avaient appris : on ne réussit qu’ensemble, dans l’unité.

Je le confesse bien volontiers, je suis fier de ce que nous ayons réussi à refuser de céder à une certaine forme de facilité pour nous retrousser les manches, nous mobiliser pour bâtir pour la première fois une structure d’opposition, très éloignée a priori de notre culture de gouvernement. Nous avons su, d’abord sous le leadership naturel de François Scellier, puis sous le mien par la suite, mais toujours avec l’ensemble de mes collègues ici présents comme avec ceux qui ne sont plus parmi nous, nous adapter à la nouvelle donne et travailler pour préparer cette deuxième alternance qui se fait corps aujourd’hui. Nous nous sommes en quelque sorte réinventés, et c’est une des raisons, je le pense, qui explique que je sois à cette place à vous dire ces quelques mots.

Je voudrais dire aussi que nous ne nous sommes pas engagés dans cette campagne dans un esprit revanchard. Nous nous sommes refusés de rejouer la mauvaise pièce de ceux qui n’ont « rien oublié et rien appris », selon le mot fameux de Talleyrand. Nous espérons que nous n’entendrons pas ici le vain cri de ralliement cher à la gauche du « au secours la droite revient ! » Nous prions l’opposition de croire à la sincérité de notre démarche. Nous n’avons, je le répète, aucun désir de revanche sur quiconque ou sur quoique ce soit.

Nous avons mené cette campagne avec humilité, et nous l’avons gagné, en suivant une règle toute simple : nous avons parlé des vrais enjeux de ces élections cantonales. Notre message politique a été tourné vers une exigence de pédagogie et de proximité. Nous avons suffisamment souvent soulevé de réserves sur la transformation de cette assemblée en tribune politicienne pour ne pas avoir eu à forcer notre nature, et à définir et à appliquer ces axes de campagne. Nous avons refusé d’entrer dans la polémique stérile et de répondre à des mises en accusation de pure mauvaise foi, à l’occasion par exemple de la publication de classements d’assiduité des élus qui ne reflètent en rien et tout le monde le sait ici, ni l’activité réelle, ni l’efficacité des Conseillers généraux. Nous nous félicitons d’avoir cherché à faire une campagne digne, et par ailleurs nous savons gré à nos opposants d’avoir su dans l’ensemble respecter cette dignité, que nous devons aux électeurs et à la démocratie, qui va d’ailleurs bien  mal dans notre département.

Comme tout le monde, en Val d’Oise comme ailleurs, nous regrettons le niveau de l’abstention. Les élus de proximité que nous sommes avaient jusqu’à présent semblé échapper à la désaffection de nos concitoyens pour la chose politique, qui se manifeste aujourd’hui par cette abstention, qui elle-même fait mécaniquement monter les extrêmes.

Cette situation, il est de notre devoir d’en tenir compte. Pour notre part, nous avons fait le choix très clair de rester fermes sur nos valeurs qui, je l’ai dit, me semblent avoir été bonifiées et renforcées par cette « cure d’opposition ». Nous avons cherché à parler aux gens, à leur expliquer ce que le Conseil général leur apportait dans leur vie quotidienne, au plus proche de leurs préoccupations. Nous avons cherché à rassurer les Valdoisiens, à leur offrir, et c’est bien le moins, la garantie d’une gestion honnête et rigoureuse, qui sera menée à bien, je l’espère, par une équipe unie et renouvelée.

A ce stade, je tenais à marquer ma reconnaissance à tous nos amis politiques qui ont compris et partagés notre démarche. En premier lieu les Présidents successifs de la fédération valdoisienne de l’Union pour un Mouvement Populaire qui nous ont été d’une aide considérable, tant dans la détection des candidats que nous souhaitions de concert enracinés dans leurs divers territoires respectifs que dans l’élaboration de nos « 11 propositions pour 2011 », sur lesquelles je reviendrais. Je tiens également à saluer l’ouverture d’esprit qui est la leur, et qui les a conduit à respecter l’identité profonde du groupe Union pour le Val d’Oise, qui tient dans son esprit de rassemblement autour des valeurs qui nous sont communes et que j’ai évoquée tout à l’heure, au service de l’intérêt général avant toute autre considération. Je n’oublie pas dans ces remerciements les représentants des autres familles de la droite et du centre, qui, une fois encore, ont su assurer à nos candidats la sérénité qui s’imposait pour mener à bien leurs combats.

C’est donc une équipe renouvelée qui va, sous ma responsabilité de Président du Conseil général que mes collègues et amis viennent de me confier, désormais et pendant trois ans, travailler avec passion et détermination à redresser notre département.

La tâche est grande. Nous n’avons cessé de nous inquiéter de la constante dégradation des finances et de la qualité des services rendus par le Conseil général aux valdoisiens. Les routes, l’environnement, la dette… Je n’y reviendrais  pas dans le détail ici, mais il est évident que nous devrons très rapidement engager l’audit que nous avons promis pour nous faire une idée la plus précise possible du labeur qui nous attend et auquel nous nous sommes préparés.

Nous avons eu le courage de présenter aux électeurs des propositions claires sur la recherche d’économies de fonctionnement. Nous souhaitons que l’audit que nous allons mener puisse nous permettre de dégager rapidement des marges de manœuvre pour abonder les crédits d’investissement. C’est prioritairement de cette manière que nous souhaitons redonner du souffle à l’action du Conseil général.

Il faudra travailler vite, il faudra travailler bien. Il sera nécessaire de revoir le budget primitif, dont nous avons regretté qu’il n’ait pas été présenté à l’Assemblée départementale dans des délais raisonnables. Le budget que nous présenterons à la fin du mois d’avril intègrera le plan d’urgence pour les routes, qui aurait lui aussi mérité d’être anticipé.

Voilà pour les dossiers certainement les plus urgents. Nous avons évidemment d’autres priorités, que nous avons déclinées pendant la campagne et qui nécessiteront à l’évidence un travail de fond que nous avons prévus d’entamer très rapidement, mais qui demandera comme de juste quelques mois pour produire ses effets.

Je pense aux grands dossiers sociaux, au RSA, au dossier emblématique de la MDPH, qui est dans un état à faire peur. Nous renforcerons ce pôle social, pour assurer un suivi méticuleux et dynamique de ce qui constitue le cœur de métier du Conseil général et le centre des attentes de très nombreux valdoisiens.

Je pense aux jeunes de ce département, qui méritent un accompagnement personnalisé, cohérent avec leurs parcours et leurs aspirations, sur un plan professionnel comme sur le plan de leurs études.

Je pense à la modernisation des collèges, à la politique environnementale, aux transports, à la culture, aux sports et aux associations, qui seront des préoccupations fortes de notre nouvelle majorité.

Je pense au développement économique, au soutien renforcé que nous apporterons au tissu des PME/PMI, pour garantir la vitalité de nos territoires et le dynamisme de l’emploi.

Je pense au développement urbain et au logement.

Je voudrais arrêter ici cette liste, qui suffit à faire prendre conscience de la diversité de nos missions et l’ampleur du travail.

Mais je tenais quand même à aborder ici et maintenant le problème des aides aux communes et de la contractualisation. Nos adversaires aujourd’hui dans l’opposition ont publiquement mis en doute notre volonté de revenir sur ce dispositif dont nous avons jugé dès le départ qu’il était inacceptable. Il s’est révélé, conformément à nos prévisions, insuffisant et inadapté. J’ai cru comprendre que nos adversaires mettaient en doute notre volonté de réévaluer ce dispositif. Je tiens à l’affirmer solennellement, notre volonté, sur cette question comme sur toutes les autres, est totale. Comme nous l’avons toujours expliqué, nous reviendrons sur la notion d’enveloppe fermée, nous réévaluerons les critères d’attribution des aides, bref, nous desserrerons l’étau qui contraint les projets des communes. Nous en avons pris l’engagement auprès des électeurs. Cet engagement, nous le tiendrons comme tous les autres.

Tout ceci est contenu dans ce que nous avons appelé nos « 11 propositions pour 2011 ». Tout a été intégré aux programmes de campagnes de nos candidats. Les valdoisiens, à qui nous n’avons rien caché contrairement à ce que j’ai pu entendre ici ou là, ont donc pu prendre connaissance de notre analyse de la situation du département et de nos remèdes pour soigner ses maux.

Voici ce qui nous attend désormais. Tout est devant nous, et les délais sont serrés. Je rappellerai mais chacun l’a en tête, que certaines incertitudes institutionnelles planent encore au sujet de l’application de la réforme des collectivités territoriales en 2014, réforme qui devrait bouleverser nos méthodes de travail et celles des services, et qu’il serait irresponsable de ne pas anticiper.

Je pense, ce n’est qu’un exemple, à l’action des futurs Conseillers territoriaux dans le domaine de l’Education. Si chacun s’accorde à dire que le bilan du Conseil général en matière d’offre éducative dans les collèges est globalement satisfaisante, il n’est pas moins vrai que le sentiment général concernant les lycées dans notre département est beaucoup plus contrasté. Nous engagerons une prospection pour évaluer les besoins en une matière qui n’est pas aujourd’hui de la compétence des Conseillers généraux, mais qui permettra, je n’en doute pas, d’anticiper au mieux et de faire bénéficier le Val d’Oise du savoir-faire très reconnu du Conseil général en la matière. Ce n’est qu’un exemple, mais mes amis et moi-même faisons ce constat que la réforme des collectivités, loin d’être anxiogène en elle-même, doit nous pousser à regarder l’avenir différemment, mais toujours avec enthousiasme et confiance.

Le Grand Paris sera également un sujet sur lequel nous aurons à nous investir fortement. Là encore, loin des caricatures, nous avons toujours eu une attitude pro-active et constructive sur ce dossier. Il aura parfois fallu élever la voix pour que celle-ci porte un peu mieux, mais je témoigne devant tous du très grand intérêt qui est le nôtre devant les perspectives ouvertes par ce qui pourrait bien considérablement améliorer nos modes de vie en Val d’Oise.

Je parlais tout à l’heure de la probable révolution qu’entraînera la réforme des collectivités territoriales dans nos modes de fonctionnement. Il est indéniable que nous ne réussirons pas à faire entendre les intérêts du Val d’Oise dans la reconfiguration institutionnelle qui s’annonce sans une mobilisation totale des services et des personnels du Conseil général. Je connais et, pour la plupart d’entre nous, nous connaissons les compétences et le dévouement des personnels de notre collectivité. Je tenais à leur dire que nous sommes évidemment ravis de pouvoir à nouveau compter sur leurs qualités, et que nous saurons utiliser celles-ci au meilleur escient pour tirer le Val d’Oise vers le haut. Il est certain que malgré les difficultés actuelles, que nous nous efforcerons de réduire au mieux, ils peuvent compter sur moi et sur notre équipe pour relever tous les défis que je viens d’évoquer. Je ne doute pas qu’ils nous rendront la confiance que nous leur portons.

Ces quelques esquisses d’avenir que je dresse ne me font pas oublier bien évidemment ceux que nous devons saluer pour leur action menée ici et qui nous quittent ces jours-ci.

Je tenais à saluer en particulier mes chers amis Gérard Claudel, Raymond Lavaud et François Longchambon, qui ont décidé du jour et de l’heure de leurs sorties de cette Assemblée. Les éminentes qualités de ces personnages de notre département nous ferons nous souvenir d’eux longtemps encore.

Je tenais également adresser un salut ému à Patrick Barbe, qui nous quitte sans avoir démérité, et qui manquera à notre majorité au sein de laquelle il aurait apporté avec bonheur toute son épaisseur humaine. Avec lui je rend hommage à tous les candidats qui se sont portés volontaires pour représenter leurs idées et leurs concitoyens et qui n’ont pas eu le bonheur de connaître la félicité de l’élection. Ils méritent eux aussi mes remerciements.

Je n’oublie pas non plus les autres Conseillers généraux qui ne sont plus là, et je leur adresse tout mes vœux les plus amicaux et cordiaux pour la réussite personnelle qu’ils méritent tous.

A cet instant, je voudrais rendre publiquement un hommage aux élus de ce département. Je le disais au début de mon allocution, les hommes et les femmes politiques souffrent aujourd’hui d’un déficit de sympathie qui nous semble problématique à tous. Loin de moi l’idée de vouloir dédouaner les élus de leur part de responsabilité en la matière. Il ne fait aucun doute qu’elle existe et que, je l’ai dit également, nous devions rentrer en permanence en nous-même pour toujours chercher à améliorer notre action au service de nos concitoyens. Cependant, quand je considère cette Assemblée ainsi que celles qui ont précédées, j’ai le sentiment que nous partageons largement ce désir de servir, et il me plait de croire que notre engagement ne sera pas vain.

Je souhaite également accueillir chaleureusement les nouveaux élus de la majorité :

Georges Mothron, Xavier Péricat, Gérard Lambert-Motte, Marie Christine Chavecci, Michèle Berthy, Marie Evelyne Christin

Et ceux qui ont été réélus :

Jean Pichery et Daniel Desse.

Je me réjouis de voir que notre majorité se renouvelle largement et se féminise. Je parlais des bienfaits d’une cure d’opposition, et peut-être le visage qu’offre la nouvelle Union pour le Val d’Oise en est-il une des manifestations.

Enfin, je tiens à saluer les élus et les nouveaux élus de l’oppostion, et leur dire que nous sommes prêts à leur mener la vie dure ! Bien évidemment, pas sur un plan politicien qui n’est pas un comportement que nous cautionnons, mais bien sur un plan politique dans l’acception noble du terme. La réorganisation des commissions et les nombreux chantiers que nous allons ouvrir les contraindrons, mais je suis sûr qu’ils répondront présents, à beaucoup travailler pour jouer le rôle que les électeurs leur ont assigné pour ces trois prochaines années.

J’ai à cœur de finir ces salutations par un hommage à mon prédécesseur direct à ces fonctions dont je mesure déjà l’engagement total qu’elles requièrent.

Monsieur Arnal a fait face à des difficultés que nous n’occultons pas, et n’a jamais esquivé ses responsabilités autrement peut-être que par certaines paroles de tribune. Il est certain que beaucoup de choses nous opposent et nous opposeront encore dans le futur. Si nous avons parfois regretté le ton un peu vif de certains de nos échanges, je tenais néanmoins à lui marquer le respect que j’ai et que nous avons pour vous et pour les membres de ce qui est aujourd’hui l’opposition. Je redoute autant que je savoure à l’avance nos débats futurs, car je sais qu’ils vous engagent autant qu’ils nous engagent.

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, je pense que le temps des discours s’achève maintenant. J’ai déjà été bien long, et ceux qui me connaissent savent que j’incline plutôt à la synthèse et à l’action. Je voudrais une dernière fois redire ma confiance en l’avenir. Je crois aux atouts du Val d’Oise et de ses territoires. Je crois au dynamisme que sa jeunesse lui confère. J’ai confiance dans la détermination qui m’habite et qui habite mon équipe. Nous sommes prêts. Nous voulons agir et servir.

Je vous remercie.

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 23:08

Voilà une quinzaine de jours que nous avons repris la majorité du Conseil général et que nous sommes à la tâche. Un emploi du temps chargé pour toute l’équipe du groupe Union pour le Val d’Oise qui, derrière Arnaud Bazin, s’est mise au travail.

Pour ma part, en charge de finances, je plonge dans les comptes en vue de la présentation du budget qui sera soumis au vote de l’assemblée le 29 avril prochain.

Nous avions déploré que la majorité précédente n’ait pas fait voter le budget avant les élections, nous comprenons bien maintenant les raisons qui ont motivé ce choix.

Pourtant le budget version socialiste était prêt.

Par respect des élus et pour préserver le débat, je n’en dit pas plus, mais j’invite d’ores et déjà ceux qui souhaitent connaître la situation laissée par Didier Arnal et le groupe socialiste à réserver leur matinée du vendredi 29 avril pour assister à la séance, directement ou par le biais du direct en ligne sur le site du Conseil général.

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 23:51

uvo3-copie-1Aujourd’hui, nouvelle séance d’installation au Conseil général avec au final, pour chacun d’entre nous, une longue liste de commissions et de conseils d’administration où siéger et de représentations à assurer. La prochaine séance est fixée au 29 avril avec pour principal point à l’ordre du jour le vote du budget.  Vu la situation financière que nous présentions et qui se présente à nous il est vraisemblable que nous aurons droit à un débat qui s’annonce animé. Je n’en dis pas plus ici, ce ni le moment ni le lieu, mais le temps viendra de l’information à tous les Valdoisiens, je m’y engage et nous tiendrons la promesse d’un audit indépendant pour cela.

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